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Questionnements, essais et considérations portant sur divers aspects liés à la science de l'esprit (science initiatique moderne) de Rudolf Steiner
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Citation
  • "un homme qui parle aujourd’hui de l’idéal racial, de l’idéal national, parle au nom d’impulsions de décadence. Et s’il croit, en parlant ainsi, proposer à l’humanité des idées qui servent le progrès, il s’abuse. Rien ne fera glisser l’humanité davantage sur la pente de la décadence que la diffusion d’idéaux fondés sur la race, sur le peuple, sur le sang. [...] Le véritable idéal devrait être puisé au monde spirituel, et non pas fondé sur le sang."
    GA177, pg 174-175 (Triades)

    Rudolf Steiner
(Temps de lecture: 2 - 4 minutes)

 

Extrait du cycle de conférences « Nature et destin de l'homme - Évolution du monde »
6ème conférence - Christiana (Oslo), 21 mai 1923
Rudolf Steiner – GA226

(…) L'intellectualisme croissant nous a dotés progressivement d'une science de la nature qui traite de tout ce qui est extérieur à l'homme. Je ne parle pas ici de la physique et de la chimie, exclusivement consacrées à ce qui est en dehors de l’être humain, mais de la biologie, de la science de la vie. Celle-ci s'intéresse au plus haut degré aux animaux, inférieurs d'abord, supérieurs ensuite, jusqu'aux plus évolués. Nous disposons ainsi d'une science, magnifique et digne d'admiration, des formes animales, qui nous informe de l'évolution des espèces les unes à partir des autres. Le résultat, c'est cette idée de Darwin et de Haeckel, que la forme humaine est issue des formes animales. Mais ainsi, l’être humain apprend fort peu de choses sur lui-même. Il n'est plus que le point terminal de la série animale. Il y a les animaux, des plus primitifs aux plus évolués, puis, pour clore la série : l’être humain. Il ne se connaît pas en tant qu'être humain, il se connaît animal supérieurC'est là une grande conquête des sciences, mais il faut la comprendre correctement et reconnaître vraiment que la science nous enseigne précisément ce que l’être humain n'est pas. Lorsqu'on admettra que la science s'occupe non pas de ce que l’être humain est, mais de ce qu'il n'est pas, nous la verrons sous son vrai jour, et nous pourrons vraiment étudier toutes les formes de la vie animale et végétale. Nous dirons alors: à l'extérieur se trouvent les formes animales que nous avons dû abandonner ; car si elles étaient nôtres, nous ne serions pas des humains. Les sciences nous instruisent de ce que nous avons dû éliminer. Nous avons évolué en nous débarrassant peu à peu de ces formes naturelles, et en gardant ce qui n'est pas la nature, ce qui est issu de l'âme et de l'esprit.  

Si un jour on peut dire en parlant à la science : tu es grande, car tu m'instruis de tout ce qui n'est pas l’être humain; il me faut donc le chercher tout à fait ailleurs que dans ce savoir extérieur. Pour être vraiment scientifique, il me faut non pas placer l’être humain au terme de la série animale, mais considérer les animaux comme des formations que l’être humain a dû éliminer et laisser en arrière - alors j'ai avec la science un rapport juste. Par là l’être humain est placé devant la nécessité de connaître non par l'observation extérieure, mais par les voies de l'âme et de l'esprit. Dès qu'il se dira que la science telle qu'on la comprend de nos jours ne donne aucune clarté sur l'être humain, et enseigne ce qu'il n'est pas, ce jour-là il comprendra la nécessité d'avoir une science de l'esprit. Elle seule permet en effet de connaître l’être humain. Sinon, on ne connaît que son enveloppe extérieure, forme ultime du règne animal. 

Cette juste compréhension, cette attitude judicieuse vis-à-vis de la science nous apprennent à apprécier pleinement ce qu'elle est: un savoir de ce qui est extérieur à l’être humain, et à chercher à acquérir la vraie connaissance de celui-ci par une autre voie, et aussi bien en ce qui concerne ses particularités physiques. Pour cela, il faut l'observer par les moyens de l'esprit, et là est le but de l'anthroposophie. Je puis vous le montrer par un exemple concret (…).

[Caractères en gras : S.L.] 

Rudolf Steiner 

 

Ndlr : Un extrait isolé issu d'une conférence, d'un article ou d'un livre de Rudolf Steiner ne peut que donner un aperçu très incomplet des apports de la science de l'esprit d'orientation anthroposophique sur une question donnée.
De nombreux liens et points de vue requièrent encore des éclairages, soit par l'étude de toute la conférence, voire par celle de tout un cycle de conférence (ou livre) et souvent même par l'étude de plusieurs ouvrages pour se faire une image suffisamment complète !
Le présent extrait n'est dès lors communiqué qu'à titre indicatif et constitue une invitation à approfondir le sujet.
Le titre de cet extrait a été ajouté par la rédaction du site  www.soi-esprit.info  

 

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