Articles

(Temps de lecture: 3 - 6 minutes)


Stéphane Lejoly

 

Tant que l’être humain vit dans son corps physique, il a le sentiment que la vie lui est donnée « de l’extérieur ».  Tout le contenu de ses perceptions, impressions, émotions, pensées ordinaires, lui semble comme insufflé par le monde extérieur.  Jusqu’au moment de sa mort, il est dans une certaine passivité.

 

Après avoir franchi la porte de la mort, il se sent abandonné par son corps physique, instrument de ses perceptions, de sa pensée, de ses sentiments et de sa volonté, dont il disposait depuis la naissance.  Il a le sentiment de s’éloigner de toutes les impressions qu’il a connues pendant son existence physique, c’est-à-dire de l’environnement terrestre, des êtres humains qui l’habitent, y compris ses proches.

 

« La terre s’éloignant », emportant avec elle tout ce qu’elle dispensait de l’extérieur, quelque chose de nouveau apparaît dans la conscience humaine, qu’il était impossible de découvrir pendant le séjour dans le corps physique : le sentiment que la vie jaillit de l’intérieur de soi-même.


(Temps de lecture: 4 - 8 minutes)


Stéphane Lejoly

 

Lorsque survient la mort, une des premières expériences que fait le défunt, est de percevoir comme un vaste panorama, un tableau vivant de son existence passée.  Tous les faits, événements qu’il a perçu et pensé consciemment pendant son existence terrestre, lui apparaissent simultanément et immédiatement présents, jusque dans le moindre détail.  Le temps semble comme se « dilater » jusqu’à ne plus exister (comme si une seconde de temps terrestre pouvait commencer à « contenir » en elle toute le contenu d’une vie humaine).


(Temps de lecture: 4 - 7 minutes)


Stéphane Lejoly

 

Lorsqu’une personne dit « moi » ou « je », elle fait souvent référence à cet être qui se présente avec telle ou telle apparence physique, voix, âge, sexe, couleur de cheveux, d’yeux et de peau, etc. qu’elle pense être « elle-même ».  Toutes ces caractéristiques qui viennent à son esprit sont liées à son corps physique.

 

Or après la mort, le noyau spirituel de l’être humain subsiste, mais pas son corps physique qui disparaît ! Le sentiment de soi-même, né de l’identification au corps physique n’a pas lieu d’être, mais n’en subsiste pas moins pendant tout un temps après la mort.  De ce fait, l’âme du défunt se sent comme « creusée », vidée.  Un sentiment comme de s’être perdue elle-même, la saisit.  La mort produit donc en l’être humain l’effet d’un vide immense et celui-ci doit, après celle-ci, se désaccoutumer de maintes habitudes et tendances, liées au fait d’avoir un corps physique.

(Temps de lecture: 2 - 4 minutes)

 

Extrait de "Le seuil du monde spirituel" (récits aphoristiques),
Chapitre I « De la confiance que l'on peut avoir dans le penser et de la nature du psychisme pensant. De la nature de la méditation. »
Rudolf Steiner – GA 17
Éditions Triades poche

 

(Temps de lecture: 4 - 8 minutes)

 

Extrait de "La Philosophie de la Liberté",
Chapitre III « Le penser au service de l'appréhension du monde »
Rudolf Steiner – GA 3
Éditions Novalis
Traduction Geneviève Bideau

 

(Temps de lecture: 2 - 3 minutes)

 

Extrait de la conférence du 10 novembre 1908, 8ème conférence du cycle
« Le Moi, son origine spirituelle, son évolution, son environnement »
Rudolf Steiner – GA 107
Éditions Anthroposophiques Romandes
Traduction Marie-Eve et Victor Bott

 

(...)

En règle générale, l'homme ne se soucie de l'état de maladie ou d'une forme particulière de maladie que lorsqu'il en est atteint et, en principe, ce n'est guère que la guérison, sa guérison à lui qui l'intéresse. Parfois, peu lui importe de savoir comment il guérira, et il lui est extrêmement agréable de ne pas avoir à se soucier de ce « comment ». Ceci, pensent la plupart de nos contemporains, est l'affaire des gens de métier.

(Temps de lecture: 3 - 5 minutes)

 

Extrait de la conférence du 10 novembre 1908, 8ème conférence du cycle
« Le Moi, son origine spirituelle, son évolution, son environnement »
Rudolf Steiner – GA 107
Éditions Anthroposophiques Romandes
Traduction Marie-Eve et Victor Bott