Bonjour,
Merci pour ce commentaire attentif et honnête. La méfiance vis-à-vis du spectaculaire est une disposition saine, surtout dans un domaine où les chiffres peuvent être instrumentalisés dans tous les sens.
Vos questions méritent une réponse sérieuse.
Sur le "plus = mieux" : vous avez tout à fait raison de le poser.
Un taux de matière organique élevé n'est pas une fin en soi.Ce qui compte, c'est la matière organique vivante, active, bien humifiée, intégrée dans un réseau biologique fonctionnel.Un sol gorgé de matière non décomposée peut effectivement être bloqué, voire asphyxié.Le chiffre de Podolinsky (de 0,9% à 11,4%) est frappant précisément parce qu'il s'accompagne d'une amélioration observable de la vie du sol, et non d'un simple accumulation.
Mais vous avez raison : le chiffre seul ne dit pas ça. Il faudrait les données qualitatives pour compléter le tableau.
Ce serait un article à part entière.
Sur la préparation 500 et la "fièvre des végétaux" : la question est légitime.La préparation 500 (bouse de corne), et a fortiori la BCP de Podolinsky, n'agit pas comme un engrais soluble.Son mode d'action présumé est d'ordre biologique et dynamique : stimulation de l'activité microbienne, renforcement de la structure du sol, régulation des processus d'humification.Ce n'est pas une substitution d'intrant.Cela dit, votre question sur la qualité nutritionnelle des produits récoltés reste ouverte.Les études de qualité intrinsèque (Brix, analyses de Hauschka, etc.) existent, mais elles sont moins médiatisées que les chiffres de séquestration.
Et c'est peut-être là le problème que vous pointez justement.
Sur le carbone : vous identifiez un point important.La séquestration de carbone est un indicateur parmi d'autres, et le transformer en argument marketing ou en monnaie d'échange dans un marché du carbone peut effectivement trahir ce à quoi aspire la biodynamie.La santé des écosystèmes est irréductible à un taux.Sur ce point, Podolinsky lui-même l'aurait sans doute dit ainsi : les chiffres sont des signes du vivant, pas le vivant lui-même.
La publication présentait des données quantitatives parce qu'elles sont accessibles, lisibles, partageables.
Elle ne prétendait pas que c'est là que réside l'essentiel.
Les deux types de regard, quantitatif et qualitatif, sont complémentaires.
Le quantitatif ouvre une porte. Le qualitatif dit ce qu'il y a derrière.
Vos questions méritent d'être posées à voix haute.
Elles sont exactement celles qu'un agronome attentif poserait ;-).
Amicalement,
Alexandre















