Les changements nécessaires ne doivent-ils pas être bien plus profonds que les débats habituels sur une 6e ou 7e République, notamment en France ? Sommes-nous aussi condamnés au débat stérile entre « Plus d'État » et « Moins d'État » ?
Face aux crises qui se succèdent, l'économiste Michel Laloux et le conseiller en économie sociale Stéphane Lejoly proposent dans une vidéo de sortir de ces cercles vicieux en s'attaquant à la racine du problème : notre conception même de l'État.
Le modèle actuel du Gouvernement Exécutif Unitaire – cette pyramide rigide où les ministres tentent en vain de résoudre tous les problèmes par le haut – est en échec. Il a fait son temps. Il est urgent d’imaginer une nouvelle voie.
Le renversement des pouvoirs : le Législatif à l'État, l'Exécutif aux « Civiliens » !
La proposition est claire et audacieuse :
- L'État devrait se concentrer sur son rôle essentiel : le pouvoir Législatif, c'est-à-dire être le garant de la définition des règles et du cadre légal.
- Le pouvoir Exécutif doit être dévolu aux Civiliens – c’est-à-dire la société civile organisée et responsable – pour permettre à l'action de devenir dynamique etévolutive.

L'objectif n'est pas de faire disparaître les services publics, mais au contraire de les renforcer en les rendant plus opérants, en les faisant émerger du terrain plutôt que de la centralisation. La vidéo illustre ce changement radical avec des exemples frappants dans les domaines de la Santé et de l'Éducation, montrant comment l'exécution locale d'une loi-cadre peut prévenir la « généralisation des erreurs » et éviter des années d'inertie.
L'approche, fortement inspirée de la triarticulation sociale de Rudolf Steiner (mais pas seulement) se veut résolument imaginative et créative.
NDLR : Le saviez-vous ? Rudolf Steiner a écrit de nombreux documents et donné de non moins nombreuses conférences sur la question sociale, l'économie, la monnaie, etc. qui concernent de manière toujours plus brûlante l'humanité actuelle et les défis qu'elle est appelée à surmonter.
Trois leviers d'action concrète pour incarner un tout nouveau concept d’État !
Les Civiliens doivent disposer de leviers d'action pour s'approprier le macro-social (même face à l'OMC ou la finance mondiale). La vidéo expose les outils concrets indispensables pour que les citoyens engagés, actifs et responsables, c’est-à-dire les Civiliens, deviennent de véritables acteurs :
- Le droit à l'expérimentation sociétale directement mis en oeuvre par les Civiliens :ne plus dépendre du bon vouloir d’un gouvernement pour tester de nouvelles solutions sociales.
- Un droit d'initiative populaire :Le « minimum vital » de la démocratie, permettant aux citoyens de proposer eux-mêmes leurs lois.
- Une première étape vers une « monnaie de contribution » : l'idée révolutionnaire de commencer à accorder aux citoyens le pouvoir de flécher une partie de leurs impôtsvers les associations et les projets qu'ils souhaitent soutenir. Un véritable pouvoir de vote par l'argent !
La vidéo « Et si la société civile était l'État ? » est une première marche qui stimule la créativité et prouve qu’une autre forme d'organisation est non seulement possible, mais urgente. Ce n'est pas de la théorie !
Nous vous invitons chaleureusement à regarder cette première rencontre inspirante et à contribuer à sa diffusion pour un avenir où les Civiliens, c’est-à-dire nous tous, reprendrons notre juste place dans la gouvernance de la société !
La vidéo « Et si la société civile était l'État ? » a été remastérisée pour être plus courte, accessible et dynamique. Elle comporte dorénavant une présentation écrite de la thématique ainsi qu'une liste horodatée des questions abordées remise à jour.
Récemment la deuxième vidéo de la série a été remastérisée elle aussi, accompagnée d'une riche présentation écrite et illustrée. Elle concerne elle aussi un sujet d'actualité brûlante : la nécessité de concevoir et de financer tout autrement les services publics, plus précisément sous la forme de « Services Publics de la Société Civile ».
Et comme les actualités brûlantes sont concomitantes, nous vous invitons à découvrir aussi : « Travail, capital et retraites ».
« Avec les conceptions traditionnelles des charges sociales, il sera toujours impossible de trouver une solution à la question des retraites. Aucune réforme ne pourra donner satisfaction. Car le nombre de retraités augmente et les progrès technologiques à venir feront baisser le nombre de cotisants. Augmenter l’âge de départ à la retraite se révèlera comme un leurre.
Il devient donc nécessaire d’aborder les charges sociales et les retraites d’une façon qui corresponde aux besoins des retraités, d’une part, à la vie économique, d’autre part. Ceci impliquera une conception entièrement différente du capital et de la répartition des bénéfices. Nous en avons déjà présenté certains aspects lors de la Rencontre Civilienne 8. Nous irons plus loin dans la présente Rencontre. Nous verrons que, dans une économie saine, un déficit des caisses de retraites est impossible. Si c’est le cas aujourd’hui, nous devons remettre en cause la conception habituelle de toutes les cotisations sociales. »






















