La figuration de la science comme impulsion de rajeunissement[1]

Dragon de Calais[i]
Elisabeth Rybak
Publié dans la revue Die Drei - 5/2025 - Forum Anthroposophie
Traduction : Daniel Kmiecik. Traduction revue par Soi-esprit.info
Source : Les traductions de Daniel Kmiecik − www.triarticulation.fr/AtelierTrad
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| NDLR : Les références des pages dans l'oeuvre de Rudolf Steiner communiquées dans les notes, concernent les éditions en langue allemande et non pas les éditions traduites en langue française. |
De nos jours, tout ce que l'on produit spirituellement semble tomber sur un sol aride. La société semble sourde aux idées nouvelles, aux élans d'avenir et à la nourriture culturelle dont elle a si désespérément besoin. Son sol reste dur et inculte. Aride.
Parallèlement, notre époque est plus productive spirituellement que jamais. Le nombre de scientifiques dits « hyper-productifs », qui publient un nouvel article dans une revue renommée au moins tous les cinq jours [!, ndt], est en augmentation. Les résultats de recherche sont décomposés et fragmentés en parties de plus en plus petites afin de pouvoir être répartis dans un maximum d'articles individuels.[2] Car c'est la somme, le résultat, qui compte. ChatGPT renforcera probablement cette tendance. Et quiconque souhaite s'exprimer spirituellement en dehors du monde scientifique a tout intérêt à publier une nouvelle déclaration chaque jour. La question se pose rarement : qui est censé lire les nombreux articles et publications, qui peut absorber le flot de cette production spirituelle ou intellectuelle ? En science, en particulier, il est utile de se demander pour qui le travail est réellement produit et qui est censé absorber les résultats apparemment nouveaux. À qui les scientifiques pensent-ils lorsqu'ils mènent des recherches ? Pour qui travaillent-ils ?
À l'école, on apprend à rédiger des textes pour satisfaire aux normes scolaires. À l'université, ce sont les points obtenus qui motivent l'écriture. Pour terminer ses études, il faut combler un vide en recherche scientifique. Et pour poursuivre la recherche universitaire, il faut servir la science et contribuer au plus grand nombre de découvertes possibles. Les scientifiques travaillent pour la science, pas pour les gens.
D'une certaine manière, il n'est guère surprenant qu'un nouveau groupe professionnel ait émergé, qui décompose les résultats de la recherche scientifique en idées simples. Pour que la science continue d'être tolérée par la société, elle a besoin de défenseurs, de soi-disant vulgarisateurs scientifiques et de journalistes scientifiques qui ne se consacrent pas exclusivement à la science et qui ont donc le temps de la rendre accessible au public. Ils transforment des recherches méticuleuses en faits censés être facilement applicables et auxquels les gens sont censés croire. Les faits se déversent de la science dans la société en un flot constant, où les gens se demandent comment les percevoir et quelles conclusions morales en tirer. Nous vivons dans une société du savoir, et pourtant, la grande majorité des connaissances qui circulent n'intéressent guère. « Nous avons ainsi une science que personne ne recherche et un besoin scientifique que personne ne satisfait »[3], écrivait déjà Rudolf Steiner dès 1886 dans son premier livre, « Fondements d'une théorie de la connaissance dans la vision goethéenne du monde ». Il y a à la fois surproduction et soif spirituelle. La médiation échoue. Ceux qui produisent quelque chose spirituellement et ceux qui souhaitent recevoir quelque chose ne se rencontrent pas. Ce qui est produit ne peut être fructueux pour les gens.
Une dizaine d'années après la publication de son premier livre, Rudolf Steiner tenta de contrer les dommages sociaux causés par l'exclusion et l'oubli des bénéficiaires de la vie spirituelle. À l'université libre de Berlin, il s'attacha au contraire à permettre aux travailleurs de participer à la culture de leur temps. Avec le recul, il décrivit l'accueil fructueux réservé aux idées universellement humaines de la science spirituelle et l'impossibilité de sa tâche lorsqu'il lui fut demandé d'en transmettre le contenu à l'élite cultivée :
« J'ai alors vu qu'il existait également, dans le domaine spirituel et psychique, un fossé, et que les gens, au fond, n'étaient pas vraiment capables d'assimiler intérieurement ce qui avait vu le jour au sein d'une culture réservée à quelques-uns. C'est une erreur que beaucoup commettent aujourd'hui. On croit promouvoir l'éducation populaire en diffusant auprès des masses des bribes de ce qui a émergé de notre culture dans les universités, les lycées et autres établissements d'enseignement, et qui n'est que le fruit des sentiments sociaux de quelques-uns. Qu'a-t-on fait pour promouvoir une telle éducation populaire ! Bibliothèques publiques, centres de formation continue, théâtres publics, etc. On ne surmonte jamais l'erreur de croire que ce qui naît spirituellement des sentiments d'une minorité isolée peut être transmis au grand public. Non, notre époque exige une vie de l’esprit qui englobe tout le monde d'une manière sociale. Mais cela ne peut se réaliser que si ceux qui sont censés y participer forment une unité, avec toute leur vie affective, avec tous leurs ancrages sociaux, ainsi qu’avec ceux qui produisent cette vie spirituelle ; non pas en leur jetant des miettes, mais lorsque l'ensemble du peuple s'engage de manière unie dans un travail spirituel-culturel. Cela nécessite cependant la libération de la vie spirituelle de la coercition étatique et capitaliste. »[4]
Pour Steiner, la libération de la vie spirituelle et culturelle constituait l'étape la plus importante vers l'avènement d'une Dreigliederung sociale {NDLR : triarticulation sociale}. Il insistait à plusieurs reprises sur le fait que la socialisation[ii] n'était pas la seule mesure nécessaire pour surmonter les difficultés sociales. Ainsi, parallèlement aux efforts visant à unifier les comités d'entreprise de Stuttgart, au printemps 1919, afin d'autonomiser l'économie, la création d'un Conseil culturel était également envisagée. Ce Conseil devait faciliter la grande libération de toute la vie spirituelle du joug de l'État, afin que ses diplômes et titres ne fassent plus obstacle à un travail spirituel formant une unité.
Partir des consommateurs de l'esprit
[ou : des « pneumato-phages », ndt]
Malheureusement, un tel Conseil culturel ne vit jamais le jour. Scientifiques, enseignants et artistes craignaient trop de renoncer à la sécurité confortable d'une vie spirituelle non-libre. Le 25 juillet 1919, alors que le Conseil culturel n'avait pas encore définitivement échoué, Rudolf Steiner dresse déjà un bref bilan :
« Nous avons de nouveau frappé à la porte des cercles d'enseignants ; eh bien, une question revient sans cesse : qui paiera les enseignants de demain ? »[5]
Une telle question ne se pose que si l'on ne part pas du principe qu'il existe des personnes pour lesquelles on travaille, si l'on ne perçoit pas l'existence d'un réel besoin spirituel. Dans ce contexte, Steiner suggère comment parvenir à une libération de la vie spirituelle :
« Aujourd'hui, ceux qui exercent une profession donnée font souvent preuve d'une certaine partialité à l'égard de celle-ci, et cela doit être corrigé par ceux qui sont, en quelque sorte, les « consommateurs » de cette profession. Je crois donc que si un grand nombre de nos consommateurs spirituels se ressaisissaient, des résultats bien meilleurs émergeraient dans certains domaines que si ceux qui en sont les producteurs se ressaisissaient. »[6]
Ce ne seraient guère les journalistes, par exemple, qui devraient se ressaisir, mais plutôt ceux qui veulent lire le journal. Ils savent mieux que quiconque ce qu'ils recherchent. Mais les consommateurs, eux, ne se ressaisissaient pas. Leur soif de contenu spirituel était insuffisante. Ce n'est que parmi les jeunes, qui sont en quelque sorte les « consommateurs de vie spirituelle » par excellence, que la question s'est posée de plus en plus : ne serait-il pas possible de travailler avec eux autrement sur le plan spirituel ?
Trois ans après l'échec des tentatives du Conseil culturel, Steiner a répondu à ce besoin et a organisé son propre cours pour les jeunes. Il y a fait écho au sentiment des jeunes de ne recevoir aucune nourriture spirituelle de la part de la génération précédente et a décrit comment la vie spirituelle était devenue stérile et ne pouvait être perçue que comme un « héritage négatif » pour la jeunesse[7] Ce cours est désormais connu sous le nom de « Cours pédagogique pour les jeunes », car c'est la pédagogie, en particulier, qui doit trouver une nouvelle façon de gérer cet héritage. Steiner s'efforce donc non seulement de faire comprendre aux jeunes pourquoi ils aspirent à une nouvelle relation avec leurs aînés, mais il les exhorte également d'aller à la rencontre des plus jeunes encore autrement.
Pour y parvenir, ils devraient se tourner intérieurement davantage vers le côté consommateur, qu'ils occupent déjà naturellement dès leur plus jeune âge, et redevenir aussi vifs et réceptifs que des enfants, mais désormais dotés de la lucidité des adultes. Leur conscience alerte et la possibilité de liberté qui en découle ne doivent pas être abandonnées. Tout au long du cours, Steiner nous encourage à saisir cette pensée scientifique morte, dans laquelle nous évoluons dès l'âge adulte, et à commencer à y devenir très actifs. À tel point actifs que cela se transforme en profondeur. Ainsi, l'ancien mode de pensée peut devenir si jeune et enfantin au point que nous apprenons à parler le langage des enfants.[8]
Le langage des enfants
Dans les moments où l'on parvient à ce que le penser devienne actif et chatouilleux (kribbelig), on peut percevoir ce dont les enfants ont besoin à ce moment précis. On remarque alors la manière dont il faut leur parler. Je dois d'abord laisser mourir les pensées et les contenus afin qu'ils puissent être individualisés par moi au moment opportun. Je peux alors avaler et transformer moi-même l'héritage négatif de l'ancienne vie spirituelle, et ne pas le laisser ainsi m'envahir et tyranniser les enfants. Alors, je peux transformer les anciens acquis culturels en images fécondes et m'adresser spécifiquement aux enfants, dans un langage qui leur donne des forces. Steiner s'adresse également aux jeunes adultes par des images, des pensées profondément rendues humaines. Ainsi, en un sens, il parle là aussi le langage des enfants — celui tourné vers l'avenir. Les nombreuses représentations visuelles du cours culminent dans une image qui illustre une fois de plus clairement pour qui les scientifiques travaillent aujourd'hui : une science qui dragonne l'âme humaine, à l'instar d'un dragon projetant des crachats et des faits de lui-même tout en la dévorant.
Ce dragon, qui opère dans la science, apparaît avec une grande autorité et aspire à être gavé de résultats toujours nouveaux. À cause de lui, la science est devenue une fin en soi et elle a perdu son fondement. Ainsi, le regard de ceux qui œuvrent pour la science se détourne de ceux qui seraient ravis de recevoir une science fructueuse. Le dragon nous laisse perplexes quant à la manière de traiter les enfants. Il creuse un fossé entre les jeunes et les générations plus âgées. Il empêche la population active de participer à la vie spirituelle. Et pour garantir sa domination exclusive sur la vie spirituelle, il a besoin du pouvoir et de l'argent de l'État. Dans une libre vie de l'esprit, son autorité ne serait plus aussi aisée. C'est pourquoi il ne supporte pas la liberté et craint particulièrement la « libre réceptivité »[9] des consommateurs de la vie spirituelle — ceux qui écoutent ce qui les intéresse et financent ce qui leur paraît pertinent.
Dans le « Cours pédagogique pour la jeunesse », Steiner montre avec amour aux jeunes qu'ils n'ont pas à s'abandonner à ce dragon. Il peut être conquis par Michaël, par une science imprégnée d'une vision humaine chaleureuse.[10] Il souligne ensuite une possibilité particulière d'inviter Michaël à participer à la vie spirituelle : les enfants qui viennent sur terre apportent quelque chose avec eux, et si l'on en prend conscience et que l'on commence à travailler dessus, on construit pour Michael un véhicule qui lui permettra d'entrer dans notre civilisation.[11] Cela se révèle au véritable éducateur lorsqu'il regarde l'enfant directement. Il peut lire chez lui le langage qu'il souhaite entendre. Les impulsions et les images que les enfants portent en eux entrent en résonance avec la façon de travailler de l'enseignant. On peut remarquer comment l'âme des enfants et des jeunes réagit dès qu'on leur parle avec des images. Cela ne signifie pas, bien sûr, qu'il ne faut que se limiter à raconter des contes de fées aux jeunes. Mais les cours de sciences au lycée sont également plus efficaces lorsque tous les contenus sont individualisés, humanisés et donc figurés par l'enseignant.
Ce que fait l'enseignant lorsqu'il transforme des pensées en images est un geste qui illustre concrètement quelque chose et l'inscrit dans un contexte plus large. Les images créent une unité, bien que, ou précisément, parce qu'elles sont individualisées. Figurer quelque chose c'est l'inverse de diviser la science en de multiples petits morceaux. Ainsi, un bon enseignant, qui travaille avec les impulsions imagées qui sommeillent chez les enfants, assure l'unité et la « figuration de toute la vie culturelle ».[12] Pourtant, à l'heure actuelle, nous l'en empêchons tous, car dans une société où toute la culture, toute la science et tout le pouvoir d'innovation sont administrés par l'État, il n'y a plus de place pour une vie de l’esprit créatrice d'images. Or, c'est précisément ce pouvoir à l'œuvre dans les images qui nous permettrait de rendre la vie spirituelle indépendante de l'État et de la confier au peuple. Car grâce aux images, une vie spirituelle libre peut se maintenir. Combien serait-on reconnaissant(s) au journalisme, par exemple, s'il ne laissait pas les gens se noyer dans un flot d'informations, mais figurait plutôt l'actualité mondiale en images cohérentes ?
Grâce à l'éducation, grâce aux enfants, nous pouvons apprendre à entrer en contact avec ceux qui souhaitent tirer profit de la science et de la culture, à travailler sérieusement avec la « meilleure moitié de la vie spirituelle ». Car les enfants ne sont pas les seuls à apporter quelque chose. Aujourd'hui, des images sommeillent en chacun de nous et doivent être réveillées par une vie intellectuelle véritablement humaine[13]. Cela se réalise en s'efforçant de faire preuve de pédagogie et en visualisant[iii] la science. C'est là que le dragon diviseur est banni et qu'un « travail spirituel formant unité » peut être réalisé. Pour cela, cependant, nous dépendons également des images que les êtres humains portent en eux. Ce n'est qu'avec elles que nous pouvons créer un terrain spirituel commun, un terrain fertile.
Die Drei 5/2025
(Traduction Daniel Kmiecik revue par Soi-esprit.info)
Notes
[1] Cet essai a été rédigé dans le cadre de l'« Étude de recherche sur la Dreigliederung sociale », dont les résultats ont été publiés dans une brochure intitulée « Labourer » en juillet 2025. La brochure peut être demandée à l'adresse :
[2] La diligence des chercheurs : voici combien publient les scientifiques les plus « productifs », dans : ›Der Standard‹, 16 septembre 2018 – https://ogy.de/forscherfleiß (https://www.derstandard.de/story/2000087377228/forscherfleiss-so-viel-publizieren-die-produktivsten-wissenschafter - Source dans Nature : Thousands of scientists publish a paper every five days https://www.nature.com/articles/d41586-018-06185-8 )
[Cette généralisation est moins prégnante dans les sciences dites « matérialistes », car on y publie des travaux complets, qui demandent plusieurs années de travaux, par exemple, en biochimie structurale, voir mes travaux sur Pubmed:: mots-clefs : « D. KMIECIK + histones, protein glycoprotein, fluorescence » —ndt]
[3] Rudolf Steiner : Grundlinien einer Erkenntnistheorie der Goetheschen Weltanschauung / Grandes lignes d'une épistémologie de la conception goethéenne du monde (GA002), Dornach 2003, pp.17 et suiv.
[4] Conférence du 26 mai 1919, dans le même volume : Gedankenfreiheit und soziale Kräfte / Liberté de pensée et forces sociales » (GA333), Dornach 1985, p. 15 et suiv. [J'ai retraduit ce GA 333, conférence après conférence : je pense les rassembler bientôt en un seul fichier. Ndt]
[5] Du même auteur : Zu sozialen und wirtschaftlichen Fragen der Gegenwart / Sur les questions sociales et économiques contemporaines (GA332b) Dornach 2020, p.175.
[6] Ibid. [« ... ceux qui sont bien installés au centre de leur profession », existent de moins en moins à l'université où les postes stables se réduisent aux chefs d'équipes qui font travailler et forment des jeunes sur des postes provisoires. Ndt]
[7] Rudolf Steiner : Geistige Wirkenskräfte im Zusammenleben von alter und junger Generation / Forces spirituelles opérantes dans la coexistence des générations anciennes et plus jeunes (GA217), p.38. [Chez EAR, en français : « La rencontre des générations — Cours de pédagogie adressé à la jeunesse (sic!) » avec la traduction de Monsieur Raymond Burlotte. Bien entendu, pas d'ISBN... ! ndt]
[8] Voir à l'endroit cité précédemment , pp.84 et suiv. & p.182. [de l'édition allemande, n'est-ce pas. ndt]
[9] Rudolf Steiner : Die Kernpunkte der sozialen Fragen / Les points essentiels des questions sociales (GA023) Dornach, p.80
[10] GA217, Dornach 1988, p.189.
[11] À l'endroit cité précédemment, pp.192 et suiv.
[12] Conférence du 11 septembre 1920 dans, du même auteur : Geisteswissenschaft als Erkenntnis der Grundimpulse sozialer Gestaltung / Science spirituelle comme connaissance d'une impulsion fondamentale de la configuration sociale, (GA199) , Dornach 1985, p.266.
[13] Ibid.
Notes de la rédaction (ou du traducteur)
[i] Ndt : voir: https://www.compagniedudragon.com/decouvrir/le-dragon-de-calais Ce dragon là — du type de ce qui se passe aussi au « puits du fou » sur une échelle plus vaste — permet d'unir l'illusion spirituelle luciférienne creuse aux dernières créations technologiques matérialistes ahrimaniennes dans des chimères. Comme sur l'image, on voit ici le public qui se trouve au cœur même de la « dragon-nerie chimérique » moderne. Ndt
[ii] NDLR : Par « socialisation » il est entendu ici le fait de donner forme à une vie économique autonome pleinement conforme à sa nature, qui vise à répondre aux besoins de tous les êtres humains, et non pas selon les intérêts d’une minorité ou ceux de l’État politique. Cette vie économique est conduite par les « Associations économiques », lesquelles regroupent producteurs, distributeurs et consommateurs des différentes branches de l’économie, et sont en mesure, sur base d’une connaissance des réalités économiques, notamment la connaissance des besoins et des prix des marchandises, biens et services, de donner les orientations nécessaires à l’économie.
[iii] NDLR : dans le sens : où l’on donne à la science formes d’images
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