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Site dédié à la Science de l'Esprit de Rudolf Steiner

Questionnements, essais et considérations portant sur divers aspects liés à la science de l'esprit (science initiatique moderne) de Rudolf Steiner

Citation
  • "Nous vivons actuellement à une période de transition au sens le plus fort du terme. Tout ce qui relève d’un type de vie subordonné à une âme collective doit être progressivement abandonné [...] et ce sera le caractère individuel de chaque être humain qui passera de plus en plus au premier plan. [...] On peut dire que, au cours de l’évolution de l’humanité, le concept dans lequel s’exprime le plus cette appartenance des âmes à un même groupe, à savoir le concept de race, perd de plus en plus sa signification. [...] C’est l’essentiel, et voilà pourquoi il est nécessaire que le mouvement qui se dénomme théosophie [...] admette dans ses principes cette élimination de la spécificité raciale et cherche à réunir les hommes de toutes les races, de toutes les nations, dépassant ainsi cette différenciation, ces différences, ces abîmes qui séparent les divers groupes humains."
    GA117, pg 217 (EAR)

    Rudolf Steiner

sol organique 2 pt


Dans un rapport publié en 2019 (Pratiques et systèmes agricoles résilients en condition de sécheresse - Quels leviers agroécologiques pour les agriculteurs du bassin Seine-Normandie ? - 66 pages), Juliette Aspar, rapporte en page 41 que l'agriculture biologique est, en moyenne, plus économe en eau et résistante aux sécheresses. Son travail est basé sur des recherches bibliographiques et des entretiens.

Elle écrit notamment ceci (page 41):

"Des sols plus riches en matière organique avec une plus forte capacité de rétention d’eau.
Un rapport de l’INRA (Guyomard, 2013) indique que la plupart des articles issus de la littérature internationale et analysés dans le cadre de cette étude concluent à des teneurs en matière organique plus importantes dans les sols cultivés en agriculture biologique que dans ceux en agriculture conventionnelle. Les auteurs expliquent ces résultats par une introduction plus fréquente de légumineuses dans les successions culturales, ainsi que par des apports plus importants de fertilisants organiques sur les parcelles en agriculture biologique. L’augmentation du taux de matière organique des sols observée en agriculture biologique contribue à améliorer la capacité de rétention en eau des sols (Sautereau N., Benoit M., 2016)". 

(NDLR : c'est nous qui mettons en italique).

Un des rapports sur lesquels elle s'appuie, rédigé par Natacha Sautereau (ITAB) et Marc Benoit (INRA), portait sur l’étude sollicitée par le Ministère de l'Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (MAAF) en France, dans le cadre de l’Action d’Accompagnement «Quantification et chiffrage économique des externalités de l’agriculture biologique» (année 2016). Cette étude fut confiée à l’ITAB, avec l’appui d’experts de l’INRA. Le rapport peut être téléchargé via cette page : https://www1.montpellier.inra.fr/themaclic/publication/3185/2016-quantifier-et-chiffrer-conomiquement-les-externalits

Le documentaire "Sécheresse en Europe", publié sur le site de la RTBF, ainsi que sur celui d'Arte et sur Youtube, met en relief le témoignage d'un agriculteur bio au sujet de pratiques qu'il met en oeuvre, qui ont entre autres pour effet d'augmenter le taux de matière organique dans le sol et ainsi d'augmenter très significativement la rétention d'eau  selon son expérience.

Quel rapport avec la biodynamie?

Dans une méta-analyse publiée en août 2021, Amélie Christel d’AgroParisTech, Pierre-Alain Maron et Lionel Ranjard de l’INRAE de Dijon font une synthèse des publications scientifiques disponibles sur le lien entre les systèmes de culture et les propriétés écologiques du sol. Cette méta-analyse permet de comparer l'impact de l’agriculture conventionnelle, de la biodynamie, de la bio et de l’agriculture de conservation des sols, sur les qualités du sol. 

Parmi les conclusions que rapporte cette synthèse, on relèvera ceci: "L’agriculture biodynamique apparaît comme le mode de culture avec le meilleur impact sur les qualités écologiques du sol. 70% des indicateurs biologiques mesurés en biodynamie sont supérieurs à l’agriculture conventionnelle, et 52% des indicateurs microbiologiques sont supérieurs à l’agriculture biologique."

Si ceci signifiait que le taux de matière organique en agriculture biodynamique est généralement supérieur encore à celui de l'agriculture biologique, alors ceci ne porterait-il pas à penser que l'agriculture biodynamique pourrait contribuer, davantage encore que l'agriculture biologique, à prévenir certaines conséquences délétères des sécheresses ? Il nous semble que c'est un sujet d'étude à mener, surtout dans le contexte de graves sécheresses répétées auxquelles de vastes territoires sont actuellement confrontés, et qui le seront plus encore à l'avenir.

Certes, réduire les effets destructeurs de la sécheresse sur les sols est partiellement envisageable aussi en agriculture conventionnelle, comme le montrent certaines pratiques agricoles décrites par Juliette Aspar dans son rapportD'ailleurs nombre de ces pratiques sont mises en oeuvre au sein de domaines agricoles biodynamiques (tel que la polyculture-élevage, par exemple (page 43)). Il n'en demeurerait pas moins pertinent de réaliser une étude visant à comparer spécifiquement la résilience des domaines agricoles en biodynamie face à la sécheresse, en regard des domaines en agriculture biologique ainsi que ceux qui relèvent l'agriculture conventionnelle (quand bien même nous imaginons que ce type d'étude comparative soit plutôt difficile à mener, d'un point de vue méthodologique).

À lire ou à voir aussi :

Note : il existe certains détracteurs de la biodynamie qui s'offusquent de ce que des articles de presse ou des reportages soient publiés portant sur la biodynamie, notamment sur "Public Sénat". Rappelons à ces détracteurs que la liberté d'expression est un droit fondamental dans nos pays (du moins actuellement encore). Les raisons évoquées de ces dénigrements, sont par exemple, que promouvoir la biodynamie serait promouvoir l'anthroposophie, laquelle serait soit-disant une secte, un courant de pensée précurseur du nazisme voire pro-nazie, etc. Non seulement l'anthroposophie représente le courant d'idée le plus opposé qui soit au nazisme mais aussi à toute forme de sectarisme. Il existe toute une littérature à ce sujet qui le montre et le démontre amplement. Il suffit de chercher quelque peu. Ésotérisme ne signifie pas automatiquement secte ou sectarisme, et encore moins nazisme. Pour certaines formes et contenu d'ésotérismes on peut parler de sectarisme, etc., pour d'autres c'est exactement l'inverse. Pour être en capacité de qualifier des contenus dits ésotériques selon leur nature, de les discerner avec nuance, et non selon un étiquetage purement superficiel, il est dès lors nécessaire de d'apprendre à penser activement de tels contenus. 

L'objectif de la meute de détracteurs qui qualifie l'anthroposophie de secte, de pensée raciste, nazie, etc. ne consiste nullement en la recherche de la vérité, mais vise à la traîner dans la boue (l'anthroposophie), soit pour des raisons de vengeance personnelle (pensons au cas de cet enseignant licencié d'une école Steiner pour cause d'attouchements sur une élève mineure), soit en raison de positions purement dogmatiques (par exemple la haine de toute forme de pensée non matérialiste), soit en vue d'en freiner le développement. En effet, la science de l'esprit d'orientation anthroposophique est la source d'idées et de pratiques qui vont à l'encontre d'intérêts économiques, politiques et "spirituels" puissants. L'anthroposophie est dès lors identifiée par ces "puissants" comme étant un courant culturel qu'il faut absolument détruire.

Stéphane Lejoly

 

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