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Extraits de conférences (exclusivement) de Rudolf Steiner portant sur diverses questions, thèmes, situations... abordés sous différents points de vue et sous l'éclairage de la science de l'esprit d'orientation anthroposophique.
«Lorsque dans un mouvement comme le nôtre, on a pour principe de base de ne jamais interférer avec la liberté individuelle et que ce principe est appliqué rigoureusement, [lorsque] (…) c’est justement ce principe que l’on attaque, vous comprendrez que tout ce qui doit jaillir sur notre terrain doit le faire dans la pleine lumière publique. Lorsque tout ce qui apparaît est pleinement public, il n’y a plus de terrain pour les calomnies. Aussi n’y a-t-il plus aucune autre méthode à l’avenir. C’est pourquoi, en ce qui me concerne, je veillerai à ce que la science de l’esprit d’orientation anthroposophique se déroule dorénavant dans la pleine lumière publique. Elle n’a pas à craindre le public.»
Stuttgart, 11 mai 1917 - GA174b
Rudolf Steiner

« (...) Il est étrange de voir comment, depuis le 9ème siècle a été refoulé hors du reste de l'Europe vers l'est ce qui devait subsister, ce qui ne devait pas être contaminé par l'Occident ; ceci apparaît dans la forme extérieure de ce qu'on appelle l'Empire russe au cours des différents siècles conservant étrangement à l'intérieur le passé, et sous cette enveloppe du passé, comme dans une chrysalide, préparant quelque chose de nouveau en vue d'une civilisation future ! (...) »

« (...) Alors que toutes les époques précédentes ont pu, grâce à ce que la Terre donnait d'elle-même, apporter leur contribution à l'esprit de l'univers, la merveilleuse culture qui s'est développée durant cette cinquième période - le télégraphe, le téléphone, le chemin de fer - a pour la Terre une signification considérable, mais aucune au-delà de la Terre. Rien de ce qui a été créé par l'Égypte, par la Grèce, ne périt avec la Terre ; mais ce qui naît à notre époque sur le terrain de la culture matérialiste périra avec elle lorsque la Terre sera devenue un cadavre dans l'univers. (...) »

« (...) le pont presque unique qui relie au monde spirituel un grand nombre d’êtres humains, c'est qu'ou bien ils ont peur de la mort, ou bien, quand leurs bien-aimés sont décédés, qu'ils ne supportent pas la pensée qu'ils aient glissé au néant. Certes, on ne doit pas méconnaître que ces pensées sont encore aujourd'hui riches de signification, qu'elles sont encore en rapport avec les intérêts profonds de l'âme humaine. Seulement, ni la peur, ni une autre sensation en face de la mort, ne peuvent conduire à une union réelle avec le monde spirituel. Il faut que s'y ajoute la connaissance véritable du monde spirituel, la compréhension de la réalité du monde spirituel. (...) »

« (...) ce n'est pas seulement le corps humain qui a besoin d'une âme, tout corps a besoin d'une âme, et il ne peut vivre sans elle. Ce corps physique de nature commerciale, industrielle et autre, qui s'étend à toute la terre, a besoin d'une âme, d'une âme qui offre aux humains la possibilité de se comprendre spirituellement comme ils se comprennent en matière de commerce et de finance (...) »

« (...) Par de mauvaises mesures qui détruisent le rythme chez l’enfant ou même chez l’adulte, on peut induire la maladie. Mais il faut être pleinement conscient du fait que le système qui entre en ligne de compte pour un art de l’éducation conforme à la nature de l’être humain ne se fatigue absolument pas. (...) »

« (...) Pourquoi toujours demander seulement : comment apparaît tel phénomène là-dehors dans l’objectif du télescope ? Pourquoi ne pas demander : comment réagit, non pas seulement l’objectif du télescope, mais l’insecte ? Comment réagit la nature humaine ? Comment, par là, nous est dévoilé quelque chose sur le déroulement des phénomènes célestes ? (...) »

« (...) Méditez donc seulement sur le fait que, lorsqu’on considère quelque chose de façon mathématique, on détache la considération de toute réalité extérieure. La mathématique est quelque chose qui monte de notre intérieur. On se détache de toute réalité extérieure. C’est pourquoi il faut saisir d’emblée que si l’on s’approche de la réalité extérieure avec un mode d’observation qui se détache de toute réalité, on ne peut aboutir de fait qu’à quelque chose de relatif dans ces conditions.. (...) »
| « Le problème le plus important de toute la pensée humaine : Saisir l'être humain en tant qu'individualité libre, fondée en elle-même » Vérité et Science, Rudolf Steiner |