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Cette proposition de vouloir donner à chacun dès sa naissance ou à sa majorité un RIB, c'est à dire un droit "inconditionnel" de recevoir chaque mois une somme d'argent suffisante pour subvenir à ses besoins, sans avoir l'obligation de travailler, outre les absurdités économiques qu'une telle idée recèle, suscite une image qui toujours me revient : celle du Grand Inquisiteur dont parle Dostoïevski dans les "Frères Karamazov".
Réaction vive à l’ouvrage de Markus Osterrieder, Welt im Umbruch (Nationalitätenfrage, Ordnungspläne und Rudolf Steiners Haltung im Ersten Weltkrieg) [Monde en mutation (Question des nationalités, plans d’ordre mondial, et attitude de Rudolf Steiner lors de la Première guerre mondiale)], Freies Geistesleben, Stuttgart, 2014
Texte revu en janvier 2015
Publié avec l'aimable autorisation de l'auteur
Pour la version allemande de ce document:
Heftige Reaktion auf Markus Osterrieders Buch Welt im Umbruch
Heftige Reaktion auf Markus Osterrieders Buch Welt im Umbruch (Nationalitätenfrage, Ordnungspläne und Rudolf Steiners Haltung im Ersten Weltkrieg), Verlag Freies Geistesleben, Stuttgart, 2014
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Die Französisch-Version dieses Dokuments finden Sie hier.
Ndlr : Il s’agit de l’article de Christian Lazaridès « Réaction vive à l’ouvrage de Markus Osterrieder, Welt im Umbruch (Nationalitätenfrage, Ordnungspläne und Rudolf Steiners Haltung im Ersten Weltkrieg) [Monde en mutation (Question des nationalités, plans d’ordre mondial, et attitude de Rudolf Steiner lors de la Première guerre mondiale)], Freies Geistesleben, Stuttgart, 2014 » publié notamment sur le présent site.
Ce texte a été rédigé en juillet 1995, suite à l’Assemblée générale de la Société anthroposophique en France des 25/26 mars, et a été envoyé à l’automne 1995 à une vingtaine de destinataires (Branches et groupes de la S.A.), aucun n’ayant accusé réception. Même si ce n’est pas la seule cause de ma démission de la Société anthroposophique, cet événement en marqua le pas définitif, après 3 ans d’essais infructueux de collaboration (1993, 1994, 1995).
Christian Lazaridès - c.lazarides [at] orange.fr
NDLR : Le titre originel de cet article est : "Une illustration de la guerre occulte actuelle". C'est nous qui avons ajouté "Anthroposophie et dérives sectaires" au titre originel. L'article a été publié dans la revue "L'Esprit du Temps",n°31, automne 1999. Plus de 20 ans plus tard, son contenu demeure pour l'essentiel d'une actualité brûlante, et (hélas) sans doute pour très longtemps encore.
Une figure extraite de l'article en question :
Quelques ésotérismes de manipulation

Extrait du prologue de l'article
Sur la petite affaire qui a fleuri cet été - où l'anthroposophie s'est retrouvée classée comme secte, et au milieu des sectes les plus caricaturales de cette lin de millénaire - je voudrais porter un regard particulier : tout en allant dans certains détails concrets de cette affaire, je voudrais la prendre avant tout comme un symptôme d'une véritable guerre occulte, qui ne fait que commencer et qu'il faut, à mon sens, tout d'abord considérer comme une guerre véritable - et non pas comme une conversation de salon, ni comme un petit dérangement passager dont on pourrait se débarrasser à moindres frais- , et ensuite comme une guerre particulièrement subtile et sophistiquée dans laquelle il faut à tout prix dépasser la naïveté, le sentimentalisme et pratiquer sans cesse le discernement, la discrimination, la circonspection et la faculté de jugement.
Car ce qui se présente là est vraiment une parfaite illustration, des « travaux pratiques » en quelque sorte, de ce que j'ai essayé de poser depuis quelques années par des conférences, des livres ou des articles, concernant le combat spirituel dans lequel l'anthroposophie se trouve de fait engagée, mais souvent - et c'est le drame corollaire - à son insu, sans clairement assumer un tel combat... Bien sûr, il va falloir s'entendre sur ce qu'il convient d'appeler anthroposophie, « anthroposophie », ou Anthroposophie.
[Caractères gras : S.L.]
L’article complet est disponible ci-dessous avec l’aimable autorisation de l’auteur.

(...) « Par une coïncidence extraordinaire» - ainsi que cela est dit dans les ouvrages d'astronomie- , la distance du Soleil à la Terre est 400 fois celle de la Lune à la Terre et, par ailleurs, le diamètre du Soleil est 400 fois le diamètre de la Lune, ce qui fait que, dans des conditions d'orbites adéquates, il peut arriver qu'à l'occasion d'une nouvelle lune, la Lune occulte totalement le Soleil. Il y a alors éclipse totale de Soleil.
Mais la partie de la Terre à partir de laquelle on pourra voir une obscuration totale du Soleil est très limitée. (...)
L’article complet est disponible ci-dessous avec l’aimable autorisation de l’auteur.
L'étudiant en science de l'esprit d'orientation anthroposophique, ne manquera pas d'être souvent dérouté par ses lectures de tel ou tel passage de l'oeuvre de Rudolf Steiner, qui semblent a priori, présenter des incohérences, voire des contradictions.
C'est que les tableaux d'ensemble que permet de saisir la science de l'esprit sont particulièrement vastes et complexes. Leur compréhension est un processus progressif et lent. Il en est ainsi par exemple, de la question de l'origine et de la nature du penser chez l'être humain.
S'il semble comme une "évidence" que le penser chez l'être humaina a son siège dans le "je" à la lecture d'ouvrages anthroposophiques de base, pourquoi trouve-t-on aussi maints passages dans lesquels on pourra aussi lire que les pensées humaines sont constituées de mouvemens du corps éthérique ou encore que l'existence du corps physique est une condition préalable à la manifestation d'un penser autonome pour l'être humain ?
Où se tient dès lors le véritable siège du penser en l'être humain : dans son "je", son corps astral, son corps éthérique ou son corps physique ? Quels sont les rapports entre ces différents constituants et le penser ?
S’agirait-il d’un cas symptomatique d’une forme de décrépitude du « mouvement anthroposophique », ou plutôt du cas d’institutions s’en réclamant ?
Sur le site anthromedia.net est parue le 14 mai 2013 l’annonce de « l’ouverture d’une école Steiner secondaire en Wallonie »[1] : « le 1 septembre 2013 une classe au premier degré s’inspirant de la pédagogie Steiner s’ouvrira à l’Institut d’enseignement des Arts Techniques Sciences et Artisanats (IATA) à Namur. C’est le résultat de la collaboration fructueuse entre l’asbl EVIE[2] et l’IATA[3] » (l’IATA est un établissement d’enseignement faisant partie du réseau des écoles catholiques en Belgique).
Le Président de l’association sans but lucratif EVIE (Éduquer à la Vie et à l’Individualité Éthique) y affirme que :
« Les programmes scolaires de la Fédération de l’Enseignement Secondaire Catholique pour le premier degré s’adaptent et intègrent sans difficulté[4]les attentes de l’asbl EVIE quant aux contenus des cours suivants la pédagogie Steiner ».
Or, deux mois auparavant, dans le journal belge lavenir.net, Marylène Mathias, sous-directrice pédagogique de l’IATA déclarait[5] :
« Nous précisions bien que nous n’adhérons pas à la philosophie de Steiner. Nous ne prenons dans sa pédagogie que ce qui nous semble intéressant et positif pour des jeunes de 2013, à l’exclusion bien sûr de tous les aspects ésotériques ou à tendance sectaire. C’est pourquoi on utilise la formule “librement inspiré de la pédagogie Steiner“ ».
| « Le problème le plus important de toute la pensée humaine : Saisir l'être humain en tant qu'individualité libre, fondée en elle-même » Vérité et Science, Rudolf Steiner |