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« (...) L’opportunité que nous offre l’IA cachée dans le ChatGPT, c’est d’apprendre à décider d’être à l’origine de ce que nous décidons… C’est de découvrir que les questions que nous avons sont plus importantes que les réponses qui nous sont données par les machines. Dans la question que nous parvenons à tenir, renonçant d’abord à essayer de trouver une réponse, il y a une attention qui se découvre, une attention de bien rester présent à la question et non pas projeté vers un résultat. (...) »
Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt.
Nous proposons de compléter ce proverbe par une autre phrase :
Et quand un manipulateur désigne la lune,
est un idiot celui qui regarde seulement le doigt ou la lune.

Des menteurs, manipulateurs, dominateurs, abuseurs de la crédulité d’autrui, « stigmatiseurs », oppresseurs de la liberté d’esprit et profiteurs des moyens financiers d’autrui (ou de l’État), on en trouve dans certains groupes et minorités religieuses, culturelles ou spirituelles, en effet. J’en ai rencontré un grand nombre au cours de mon existence et je puis assurer, sur base de mon expérience, que ces personnes font énormément de mal. Il s’agit d’actes graves aux effets dévastateurs.
On trouve aussi de tels comportements délétères au sein de partis politiques, d’entreprises, d’ONG, d’associations, de confessions religieuses, de couples et de familles et,... ce que vont montrer clairement la série d’articles ci-dessous, on trouve avec certitude certains de ces comportements délétères au sein d’organismes, y compris des organismes publics, chargés de combattre les « dérives sectaires », comme on dit en France.

« L'un des domaines où l'anthroposophie peut devenir particulièrement féconde est à coup sûr la médecine. Mais l'anthroposophie restera à coup sûr inféconde pour tout le domaine médical, en particulier pour la thérapeutique, si, dans l'activité médicale au sein du mouvement anthroposophique, existe la tendance à faire passer l'anthroposophie en tant que telle à l'arrière-plan, et à défendre la partie médicale de notre cause en cherchant à plaire à ceux qui expriment le point de vue actuel sur la médecine. » (Rudolf Steiner lors du Congrès de Noël (EAR 260).
Il est possible que nous vivions actuellement le point culminant d'une attaque générale, commencée il y a des années déjà, contre la médecine de la science de l’esprit, qui n'est justement pas une extension de la médecine conventionnelle orientée vers les sciences naturelles, mais qui, comme l'eurythmie, a été développée de manière autonome à partir de l'anthroposophie, comme quelque chose d'originel, non pas dérivé ou développé à partir de la médecine des sciences naturelles. (...)
Nous reproduisons ci-dessous la « lettre d'information » n°71 éditée par Thomas Heck et diffusée en langue française par Benoit Dussolier.
«(...) Nous avons donc affaire à une personnalité en qui s'opposent deux forces puissamment contradictoires : la dépendance aux systèmes matérialistes, voire mécanistes, de l'époque, mais en même temps la tendance infraconsciente nourrie par l'esprit, de combattre de tels systèmes : une dangereuse dualité si une certaine élévation du niveau de conscience n'est pas effectuée, si, à un moment donné, un lien conscient ou une confrontation pleinement consciente n'a pas lieu. (...)»
«(...) ce dialogue philosophique entre Guyau et Nietzsche nous entraîne vers des hauteurs inattendues. Or, de l'autre côté — et ce sera peut-être là surtout l'apport de cet article — ce rapprochement-opposition des pensées va se doubler, au niveau le plus concret de la vie physique, d'un rapprochement géographique des deux penseurs, sans que ceux-ci en aient eu conscience. En effet, entre 1883 et 1888, Guyau et Nietzsche vont pendant vingt-six mois se frôler, si l'on peut dire, à Nice et à Menton (...)»

« (...) Dans son œuvre philosophique de jeunesse, Steiner s'est opposé au réalisme naïf, qui parle d'une réalité objectivement existante sans la participation du sujet connaissant. Cela vaut dans le même sens pour l'anthroposophie et pour la réalité spirituelle dont elle ouvre l’accès. Aussi un réalisme métaphysique naïf, sous la forme d'une croyance pseudo-religieuse et pieuse en l'Ange, au Christ et aux êtres élémentaires, n'est-elle pas conciliable avec une spiritualité moderne post-Lumières telle que la défend l'anthroposophie. L'expérience moderne de l'esprit est toujours aussi un acte d'une Individualité » (...).
«(...) Qu'est-ce qui distingue une constitution républicaine d'une constitution ancienne théocratique hiérarchisée ? Et à quoi pensait Rudolf Steiner quand, la distinguant d'une constitution démocratique, il parlait justement d'une constitution «républicaine» ? Comme nous le savons, l'ordre social aux origines de l'humanité était purement vertical et était déterminé par une direction suprasensible venant d'en haut. (...) À la place de cet ordre ancien, apparurent pour la première fois en Grèce la démocratie et à Rome la république. (...)»
«(...) Pouvons-nous influencer l’événementiel universel ou bien sommes-nous condamnés à la contemplation dans l’inaction ? La réponse de Rudolf Steiner à cette question est aussi radicale qu'elle se tient à l'encontre des idées reçues : l’influence en question, que nous pouvons prendre, n’est aucunement politique, sociale ou économique, comme on le croit le plus souvent aujourd’hui, car elle se tient dans notre penser. Non pas dans ce que l’on pense mais dans la manière dont nous le faisons : (...)»
L’existence [de la partialité extrême des médias] est évidente et indiscutable pour quiconque y prête attention, mais le pourquoi et le comment sont plus difficiles à percevoir. L’uniformité est si complète et si cohérente que lorsque les gens commencent à remarquer ces schémas, il est courant qu’ils supposent que les médias doivent être contrôlés par une petite autorité centralisée, à l’instar des médias d’État des gouvernements plus ouvertement autoritaires. Mais si l’on cherche à comprendre pourquoi les médias agissent comme ils le font, ce n’est pas vraiment ce que l’on constate.
Il s’agit plutôt d’un réseau beaucoup plus vaste et beaucoup moins centralisé de facteurs (...).
| « Le problème le plus important de toute la pensée humaine : Saisir l'être humain en tant qu'individualité libre, fondée en elle-même » Vérité et Science, Rudolf Steiner |