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(...) Tout comme les multiples rapports des années précédentes, le volumineux rapport final d’octobre 1941 de cette action du 9 juin 1941, rédigé par la centrale berlinoise de la Gestapo, le Reichssicherheitshauptamt, était sans appel. Comme les précédents, il concluait à l’incompatibilité entre la conception anthroposophique de l’individualité humaine et son évolution, et la conception nazie de l’homme qui, elle, tirait sa valeur de son appartenance à une race, voire à une seule, celle du peuple allemand. Il présenta l’anthroposophie comme une organisation nébuleuse et tentaculaire, dirigée par le centre à Dornach, à l’étranger. Les rédacteurs étaient incapables de penser autre chose que l’image de leur propre organisation pyramidale nazie. Une Société constituée d’initiatives libres, sans liens formels entre les différentes institutions, basée uniquement sur les rencontres et échanges, cela dépassait l’horizon de leur capacité d’entendement. (...)
(...) « entrer avec le national-socialisme dans un homme qui vivait avec l’anthroposophie, était impossible. L’anthroposophie rendait immune contre l’idéologie national-socialiste » (...)
Mouvement anthroposophique et mouvement pour un renouveau religieux comme pôles de la libre vie de l’esprit.
Rudolf Steiner caractérisa la fondation de la Communauté des Chrétiens comme « l’élément le plus important de l’histoire anthroposophique ». Cependant, il savait que cela défierait encore plus les adversaires du mouvement anthroposophique. Le présent article examine comment les deux grandes contre-impulsions de l'époque de l’âme d’entendement (ou de l'âme de cœur) sont liées aux différentes tâches du mouvement pour le renouveau religieux et du mouvement anthroposophique à l'heure actuelle. L'incendie du Goethéanum apparaît comme une illustration du fait concret que l’on n’est pas encore venu à bout de cette tâche.
Nouvelles possibilités et questions au sujet du génie génétique. Une procédure technique nouvelle d’ingénierie génétique, appelée CRISPR-Cas, permet la modification simple et ciblée de gènes dans n’importe quel organisme — et elle est déjà mondialement utilisée pour «l’optimisation» d’êtres vivants. L’ingénierie génétique conduit souvent à des aspirations aux gains et suit alors un cheminement qui est exactement l’opposé de celui décrit par Steiner pour la connaissance de la réalité. Est-ce qu’à l’appui de ce dernier, une ingénierie génétique morale se laisserait penser ? L’auteur discute cette question à l’exemple de ce qu’on appelle le « riz doré », une variété de riz génétiquement modifiée, dont le développement repose sur des motifs désintéressés.
Depuis le 29 septembre 2018, était et est exhibée en divers lieux de l’Allemagne l’exposition Métamophose être humain & animal, qui rencontre partout un vif intérêt. Avec un petit nombre d’exemples, elle expose l’idée de Rudolf Steiner que la forme archétype de l’animal apparaît dans la forme humaine et que ce n’est pas l’être humain qui descend des animaux, mais au contraire — vu spirituellement — ceux-ci descendent de Lui. Au plan méthodologique il s’agit de «lire dans le livre de la nature» à l’appui d’une méthode, qui peut rendre réellement compréhensible les formes naturelles.
L’image de Christian Clement sur l’investigation de l’esprit chez Rudolf Steiner

« Une contradiction singulière peut surgir dans cette description du mode de connaissance du monde supérieur. D’une certaine manière l’être humain doit être le créateur de ses représentations ; et nonobstant ces représentations ne doivent pas être naturellement ses propres créatures ; au contraire, car au travers d’elles, les événements du monde supérieur doivent pareillement s’exprimer, comme dans les perceptions de l’œil, de l’oreille et autres, les événements du monde inférieur s’expriment. »
À notre époque, où astrologues et ésotéristes déclarent que l'Ère des Poissons se termine, ou est terminée, et que l'Ère du Verseau est imminente, ou bien qu'elle a déjà commencé, il est grand temps de s'interroger sur ce qu'a voulu dire Rudolf Steiner (1861-1925) en affirmant et en réaffirmant que l'Ère des Poissons a en fait débuté en 1413, début des «Temps modernes», qu'elle durera jusqu'au milieu du 4e millénaire, et que c'est seulement alors qu'il sera question d'une Ère du Verseau.
C'est-à-dire que l'ensemble du 3e millénaire dans lequel nous venons d'entrer constituera la partie centrale de l'Ère des Poissons. Et cela peut nous donner un tout autre sens de la dynamique spirituelle de notre époque, car il y a entre 1000 et 1500 ans de différence entre ces deux conceptions de la chronologie précessionnelle !
Chances et dangers des réformes de formation à l’exemple du passage du jardin d’enfant (maternelle) à l’école primaire en Allemagne

Résumé : Renforcer des enfants de manière telles qu’ils puissent être à la hauteur de leurs tâches dans un monde qui change rapidement, c’est une mission reconnue et nécessaire. Cette réorganisation, qui a commencé par cette exigence sur les formes traditionnelles d’éducation et de formation, laquelle a été activée avec faste par le programme PISA, sert pourtant en large partie, non pas l’adaptation de la pédagogie aux nécessités du développement des enfants, mais au contraire, l’adaptation des enfants aux nécessités économiques. Les modèles du penser économique dominent la pédagogie sans aucune réflexion, en association à une tendance tout aussi peu réfléchie d’une intellectualisation de la petite enfance. Ces deux phénomènes — et c’est ce qui appert de plus en plus nettement ces tous derniers temps — conduisent directement dans le cul-de-sac d’une pédagogie qui rend malade [au sens propre, ndt]. À l’appui des branches scientifiques modernes comme la recherche sur le cerveau, sur le lien, la salutogenèse, la recherche sur les bébés et de nombreuses autres, la situation présente en appelle à fonder la durabilité d’une pédagogie de l’enfance qui soit débarrassée de tous les objectifs qui lui sont extérieurs et une pédagogie qui explore — en conformité aux lois déterminées par l’étude profonde de la nature humaine — ce qui la rend féconde et conforme aux droits de la vie et aux métamorphoses fondées sur une dynamique d’évolution.

Résumé : Les impulsions développées au long de ces dernières décennies — sous la reprise des réflexions à (re)découvrir chez Johann Gottlieb Fichte et Georg Wilhelm Friedrich Hegel — d’une « théorie sociale philosophique de la reconnaissance », ont également été reçues diversement dans les sciences de l’éducation. Dans le cadre de cet article, sont d’abord développés quelques motifs de base du penser de la théorie de la reconnaissance et avec leur aide en les ajustant, est reconstruit ensuite le concept de développement dynamique de la pédagogie Waldorf. À l’occasion de quoi on explore de quelle manière il y a des points de contact entre l’amorce de la théorie de la reconnaissance d’une « formation du sujet dans les relations de reconnaissances » et la compréhension qu’a la pédagogie Waldorf du développement de l’enfant et de l’adolescent et on s’interroge dans quelle mesure une dynamique du développement fondant la pédagogie Waldorf est à interpréter, par conséquent comme une reconfiguration éventuelle concrète d’une « pédagogie de la reconnaissance ».

(...) «Sur cette image se télescopent deux impulsions absolument contradictoires, absolument incompatibles, absolument inconciliables :
| « Le problème le plus important de toute la pensée humaine : Saisir l'être humain en tant qu'individualité libre, fondée en elle-même » Vérité et Science, Rudolf Steiner |