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Rudolf Steiner - Anthroposophie

 Vers la liste d'ouvrages de Rudolf Steiner (en langue française)


GA174b Arriere-plans spirituels de la Première Guerre mondiale

Livre GA174b - Les arrière-plans spirituels de la Première Guerre mondiale

DE - EN

Éditions Anthroposophiques Romandes
Traduction : Jenni, Jean-Marie
Contenu : Conférences
Auteur : Rudolf Steiner

 


 

SOMMAIRE

 

PREMIÈRE CONFÉRENCE Stuttgart, 30 septembre 1914
Le présent en tant qu’épreuve. L’union entre l’Allemagne et l’Autriche. L’union contre-nature entre l’Angleterre, la France et la Russie. Destin présent des peuples et le cycle de conférences sur l’âme des peuples. Combats des forces de l’âme dans le Drame-Mystère en tant qu’image du combat des peuples. Absurdité de la question de la culpabilité de la guerre. H. Grimm et les Allemands. L’âme du duc assassiné. Transformation de la peur en courage et enthousiasme. Aide apportée aux combattants par les morts au combat Développement de la capacité d’amour par la science de l’esprit. La guerre comme maître de la spiritualité. Parole : « Esprit de vos âmes »
Volonté de paix des Allemands. Paroles de Jagov. Guerre, conspiration contre la vie de l’esprit allemande. Objectivité devant l’esprit des peuples grâce à la parole : « Toi, esprit de mon espace terrestre ! » Espoir d’avenir.

 

DEUXIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 13 février 1915
Vérités insaisissables du combat entre les peuples. Diverses missions des peuples de couleur et des peuples blancs. Grands combats à venir entre les peuples de couleur et les peuples blancs. Unité des peuples germaniques. Baldour et le Christ Culture slave, précurseur de la sixième époque. Échange épistolaire entre Renan et Strauss. Possibilité de surmonter les nationalités en Europe du Centre. La théosophie en Angleterre hors de l’esprit du pays, l’anthroposophie en Allemagne en lien avec le reste de l’esprit du pays. Parole de 1870 sur les tendances à l’envahissement de l’Occident par la Russie. Signification des pensées et des sentiments actuels pour l’avenir.

 

TROISIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 14 février 1915
Lien de l’être humain avec l’esprit de son peuple et avec les autres esprits des peuples. Arrière-plans occultes des faits de guerre. Apparition du Christ en une figure éthérique. Lien entre la France et la Russie comme une maya extérieure. Contraste dans l’esprit entre les âmes de l’Ouest et de l’Est. Tache de l’Europe du Centre. Action du Christ dans les forces inconscientes de l’âme : Constantin, la Pucelle d’Orléans, Olaf Asteson et les treize nuits saintes. Difficulté de la connaissance de soi à l’exemple d’Ernest Mach. Clairvoyance de la tête et de l’abdomen. Éveil de la conscience des âmes après la mort. Theo Faiss, action de son corps éthérique pour l’édification du Goetheanum. Le corps éthérique des hommes tombés à la guerre et leur aide au développement des buts de l’humanité.

 

QUATRIÈME CONFERENCE Stuttgart, 22 novembre 1915
Signification du grand nombre de morts à la guerre. Sophie Stinde. Notre rapport avec les morts. Vie dans le monde spirituel après la mort. Action des hiérarchies dans l’existence des défunts. Signification pour les morts eux-mêmes de nos pensées qui s’adressaient à eux comparée à notre expérience des grandes œuvres d’art.

 

CINQUIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 23 novembre 1915
Expériences de l’âme dans la mort. Perception de l’abandon de tout élément terrestre. Le panorama de la vie. Le regard sur l’expérience de la mort au cours de la vie entre la mort et une nouvelle naissance. Entrée dans le kamaloca. Expérience des actes accomplis et de leur action sur autrui, formation du karma. Essence de la vie onirique. Rapport de notre conscience dans le sommeil avec la vie dans le kamaloca. Action du corps éthérique des défunts précoces.

 

SIXIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 24 novembre 1915
Formation du germe de la plante sous l’effet des forces du cosmos. Conservation de la force solaire dans la graine au cours de l’hiver. Création de l’ambiance propice à la recherche spirituelle. Examen de l’astral dans le règne animal. L’énigme de la mort. Action dans l’au-delà des morts précoces comparée à celle des idéalistes dans le monde physique. Nécessité de la modestie devant les grandes énigmes du monde. Les recherches de Moriz Benedikt sur les prédispositions physiologiques au crime. Métamorphoses possibles de telles prédispositions grâce au travail de la science de l’esprit. Signification de cette possibilité pour le développement de l’existence jupitérienne.

 

SEPTIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 12 mars 1916 _ Calomnie d’Annie Besant envers l’anthroposophie. Traits caractéristiques du peuple russe et leur utilisation par les puissants. Nécessité pour le peuple russe d’accueillir les impulsions de l’Europe du Centre. Contrastes entre les natures germanique et anglaise. Apparition de l’occultisme d’Europe du Centre à partir des efforts spirituels de la germanité. Les buts de l’occultisme anglo-saxon. Arrière-plans cachés du développement de H. P. Blavatsky. Menées de l’occultisme français en lien avec l’éclatement de la guerre.

 

HUITIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 15 mars 1916
Lien du corps éthérique et de la vie de la pensée. Signification de nos pensées pour le travail de la troisième hiérarchie sur le développement de la Terre. Transformation des pensées dans le tissu éthérique après la mort. Retournement de l’intérieur vers l’extérieur et vice versa. Travail des hiérarchies supérieures à la formation de notre prochaine vie. Prolongement de la connaissance spirituelle antérieure à l’exemple d’un tableau de Maître Bertram. Nocivité des concepts pacifistes confus. Indigence de la science actuelle à l’exemple de Karl Christian Plank. Conception spirituelle de K E von Baer, maître de E. Haeckel et matérialisme de ce dernier. Menées des francs-maçons et le panslavisme. Importance des pensées spirituelles pour le développement de l’humanité. Déclarations caractéristiques du matérialisme de La Mettrie.

 

NEUVIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 11 ma, 1917 _ Besoin de l’anthroposophie chez les hommes d’aujourd’hui. L’éveil de l’autonomie par les lectures de la science de l’esprit Incompréhension de cet éveil. Pensée irréaliste caractérisant notre époque à l’exemple du mathématicien Leo Konigs-Berger. Manque d’objectivité dans les disputes anthroposophiques et introduction de l’élément personnel dans le mouvement anthroposophique. Exemples de l’utilisation et du combat anthroposophique à des fins personnelles : E. Bamler, Max Seiling, Max Heindel. Deux mesures devenues nécessaires.

 

DIXIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 13 mai 1917
Existence nécessaire du matérialisme. Difficulté actuelle d’accéder à la connaissance spirituelle à l’exemple de E. Renan, Richard Wahle et Maurice Barrès. La loi du rajeunissement de l’humanité. Arrêt de l’homme actuel à la phase des vingt-sept ans, exemple : W. Wilson. Nécessité de surmonter cette phase par des impulsions spirituelles. Lien avec les êtres de la troisième hiérarchie en tant que faculté naturelle d’autrefois. Platon à ce propos. Sur l’autonomisation de l’être humain. Effets des méthodes d’éducation non spirituelles d’aujourd’hui. Visions irréelles du présent à l’exemple de L’État comme forme de vie de Kjellén et La Cité antique de Fustel de Coulanges. Une impulsion anthroposophique pour le futur : le périodique Das Reich de A. von Bernus. Les deux mesures prises concernant les entretiens privés.

 

ONZIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 15 mai1917
Correspondances numériques dans les rythmes du macrocosme, de la vie humaine et de la respiration. Perception de l’esprit des mondes en tant qu’être de lumière tonnant lors de l’ancienne Inde, en tant que lumière et ténèbres dans l’ancienne Perse, en tant qu’expérience intérieure de l’âme chez les Égyptiens. Expérience grecque de l’appartenance de l’âme et du corps. Une parole d’Aristote sur la vie après la mort rapportée par Franz Brentano. L’initiation usurpée chez les Césars romains et conséquences historiques Caligula, Néron, Commode. Nocivité de la prédilection actuelle pour les idées abstraites. Le triptyque abstrait de liberté, égalité, fraternité et son application concrète possible par l’anthroposophie. Abolition de l’esprit lors du concile de Constantinople et son retentissement dans la science matérialiste actuelle. Hostilité d’anciens élèves de l’anthroposophie. Annie Besant, Edouard Schuré.

 

DOUZIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 23 février 1918
Pensée, sentiment et volonté en tant qu’états de veille, de rêve et de sommeil. Dissertation de F. Th. Vischer sur La fantaisie onirique. L’origine dans le domaine des morts de nos impulsions de la volonté et du sentiment. Conditions pour l’établissement du rapport avec les morts. Importance des instants d’endormissement et de réveil pour l’établissement de ce rapport. Nos rêves avec les morts. Collaboration des morts aux événements historiques. Irréalité des considérations historiques habituelles. Exemple du discours de Schiller. Nos rapports aux âmes mortes jeunes et aux âmes mortes vieilles. Nécessité d’une profonde transformation de la pensée. Marche de Gustave Hervé du cosmopolitisme vers le chauvinisme superficiel. L’Europe du Centre vue par l’Oriental et vue par l’Américain. Rappel des taches de la science de l’esprit.

 

TREIZIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 24 février 1918 _ Spiritualité des concepts scientifiques modernes et leur application matérialiste. Victoire de Michael sur les esprits ahrimaniens et ses effets sur la terre. Signification de l’an 1879. Préparation de cet événement dès 1841 et son prolongement en 1917. Nécessité de prendre en compte les forces cosmiques lors des considérations de la science de la nature. Développement rapide de la tête, développement lent du reste de l’organisme et les conséquences en pédagogie. Conception socio-démocrate en tant qu’expression de la pensée mécanique. Psychologie d’orientation naturaliste de Theodor Ziehen et les conséquences chez Lénine et Trotski. Les livres de jésus en tant que psychopathe et sur Socrate comme idiot chez Alexandre Moszkowski. La sagesse scolaire de W. Wilson. Activité vivante de la science de l’esprit.

 

QUATORZIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 23 avril 1918
Importances des expériences semi-conscientes et inconscientes pour la vie onirique et pour la vie après la mort. La vie dans les imaginations, les inspirations et les intuitions entre la mort et une nouvelle naissance. La tendance à l’imitation chez l’enfant en tant que retentissement de la vie avant la, naissance. Le refus de la préexistence par l’Église et la philosophie actuelle. La condamnation d’Origène. Les pensées spirituelles en tant que nourriture pour l’âme des défunts. L’excellent livre d’Oscar Hertwig réfutant la théorie darwiniste du hasard. Lutte spirituelle de Hartmann contre le darwinisme. Les lacunes du livre de Hertwig sur la vie sociale. Impulsions lucifériennes et ahrimaniennes dans notre vie de l’esprit : les titres, les ordres et les examens. Un exemple de la pensée irréaliste de notre temps : un livre de Fritz Mauthner. Éducation à la pensée autonome par la science de l’esprit

 

QUINZIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 26 avril 1918

Difficulté de considérer les faits sensibles comme des créations de l’esprit. Un exemple concret : participation corporelle au développement psycho-spirituel jusqu’à la cinquantaine dans l’ancienne Inde et arrêt toujours plus précoce de cette participation au cours des époques suivantes. La situation actuelle : l’impulsion naturelle au développement spirituel n’agit plus que jusqu’à l’âge de vingt-huit ans. Nécessité d’acquérir les connaissances spirituelles grâce à la déchéance du développement corporel. Éducation à « la vie pleine d’attentes ». Négligence des soins de la vie de l’esprit, et putréfaction de l’esprit négligé. L’enseignement imagé, une nécessité de notre époque. Exemple d’introduction d’une véritable expérience de la nature, de l’approche de l’animal et de l’être humain. Goethe, un maître pour l’approche vivante de la nature. Conséquence pour notre commerce avec les morts. Une question de Loisy, un théologien, concernant la situation actuelle du monde.

 

SEIZIÈME CONFÉRENCE Stuttgart, 21 mars 1921 Question de la responsabilité de la guerre et diktat de la victoire (avis du ministre Simon). L’Entente considérant la question comme résolue. Deux pensées principales de personnalités dirigeantes de la race anglo-saxonne : 1) L’avenir doit conduire à la domination de la race anglo-saxonne. 2) Mettre à l’épreuve l’impossibilité du marxisme en Russie. Politique anglaise des Balkans. Esprit « mal-pratique » des praticiens. Situation économique et politique impossible en Autriche avant la guerre. L’idée incomprise de la tripartition sociale. Situation à Berlin au seuil de la guerre. L’empereur allemand. La décision solitaire de Moltke sous la pression des événements. Les mémoires de Moltke interdites par un général allemand. Tentative de trouver une solution par la tripartition de l’organisme social et difficulté de rencontrer toute compréhension.

 

Podcasts de ce livre sur Soi-esprit.info :

 

 

 

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Extraits de ce livre publiés sur Soi-esprit.info : 

individu et nation

25-11-2022   (...)  il y a la vision, chez une majorité de personnalités se situant derrière les politiciens actuels, qui ne sont que des hommes de paille, qui attribue au peuple anglo-saxon, par le fait de certaines forces d’évolution universelles, pour le présent et pour l’avenir lointain, une mission véritable d’exercice de la domination du monde. Cette vision est profondément enracinée en ces personnalités (...).

Vérité et mensonge

6-10-2022   (...) Vous avez donc un exemple où deux personnes se battent ; l’une attaquant et l’autre étant réduite à se défendre bien malgré elle, alors qu’elles sont du même avis. Comment cela est-il possible ? Une telle chose ne peut se produire que si les deux personnes n’ont plus rien à faire de la réalité, même restreinte, dont il est question et parce qu’elles vivent autre chose que la réalité.  (...).  

Vérité et mensonge

6-10-2022   (...) Avec quelle énergie ne s’emploie-t-on pas à renvoyer l’enfant ou le jeune homme le plus vite possible à son propre jugement ? Avec quelle énergie ne s’emploie-t-on pas à éduquer l’enfant à l’encontre de tout ce que j’ai pu dire dans mon livre L’Éducation de l’enfant à la lumière de la science de l’esprit ? Or il est important que l’enfant vive pour toute chose une représentation imagée, que la compréhension par l’entendement n’intervienne que le plus tard possible. Or on n’a que peu de sens pour cela aujourd’hui. Notre culture déjà a très peu de sens pour cela. Mais il ne s’agit pas de refouler cette culture, la science de l’esprit ne doit pas être réactionnaire. Elle prendra évidemment en compte la marche culturelle matérielle, mais ce progrès extérieur matériel exige qu’un contrepoids y soit opposé (...).  

Vérité et mensonge

6-10-2022   (...) L’orgueil et la vanité jouent un rôle immense dans l’attitude que l’homme prend dans tous les pôles et à tout point de vue de la vie. Combien de personnes occupent leur poste pour avoir été flattées ou piquées dans leur orgueil par la structure sociale ? Tous les titres, les rangs et les ordres ne reposent en définitive que sur l’élément luciférien. Demandez-vous, sans faire valoir quelque préjugé, quelle part il y a de réponse à l’hameçon de l’orgueil (cet appât de l’orgueil) dans la position qu’occupent les gens. Voyez comment la position des uns au-dessus ou au-dessous des autres, est l’effet d’une structure sociale qui calcule avec l’orgueil (...).  

Vérité et mensonge

5-10-2022   (...) les pensées que nous formons ici sur terre à propos du monde spirituel sont la nourriture de la force principale qui reste après la mort : la force de pensée. La force de pensée est, dans la vie entre la mort et une nouvelle naissance, comme la force de la faim ici-bas, mais alors elle ne sera pas rassasiée. Dans la vie entre la mort et une nouvelle naissance nous pouvons avoir des imaginations, des inspirations et des intuitions, mais nous ne pouvons pas avoir de pensées en tant que telles. Il faut les acquérir ici-bas. C’est pour acquérir des pensées que nous devons entrer dans la vie terrestre (...).  

Vérité et mensonge

25-09-2022   (...)  Il s’agit de considérer la réalité des choses. Une non-vérité exerce une action objective. Les pensées sont des réalités agissantes, ce ne sont pas simplement des concepts. Un mensonge agit comme une force, même si personne ne sait que c’en est un, certes, mais il y a pire : lorsqu’un mensonge existe, mais qu’on ne veut pas le reconnaître comme tel, il agit néanmoins dans la réalité comme un mensonge. Un mensonge même soutenu dans une bonne intention agit comme un mensonge (...).  

individu et nation

24-09-2022   (...) ne peut-on pas constater que les gens qui ont reçu l’éducation scolaire ne se souviennent plus tard que de ce qui est entré dans leur vie de sentiment ? Ils ne font d’ailleurs souvent même pas cela, ils se réjouissent au contraire de pouvoir, au plus vite, tout oublier de leur scolarité. Cela ne signifie rien d’autre sinon que le reste de l’organisme observe la formation de la tête. Si le reste de l’organisme recevait de la part de la tête ce dont il a besoin, on ne se rappellerait pas l’école seulement par le souvenir, mais on porterait le regard sur elle, comme on regarde un paradis, sur ce que le maître a apporté, avec en tout instant un contentement intime, avec attachement, comme sur une source à laquelle on puise sans cesse le rajeunissement. Si l’on avait une éducation du cœur et pas seulement de la tête, ce serait donc une source de jouvence. Grâce à son éducation, l’être humain aurait donc ainsi toute sa vie durant à donner au reste de l’organisme, dont le développement est beaucoup plus lent (...).  

individu et nation

24-09-2022   (...) Notre époque est une époque très, très partagée. Un regard superficiel pourrait facilement n’y voir que son côté matérialiste. Mais ce n’est pas tout, la situation est bien plus complexe. En somme, on peut dire que, par son caractère fondamental, notre époque moderne est extraordinairement spirituelle. Jamais il n’y eut, au cours du développement de l’humanité, des concepts et des représentations plus spirituels que ceux que notre science naturelle amène à la surface. Seulement ces concepts sont, si je puis dire, minces, abstraits. Ils sont en substance effectivement tout à fait spirituels, mais ils ne sont pas propres, tels qu’ils apparaissent, s’ils ne sont pas traités correctement, à exprimer le spirituel. (...).  

individu et nation

24-09-2022   (...) Les êtres humains se sont tout à fait habitués à la pensée abstraite et ils s’y trouvent bien, ils s’y sentent ainsi intelligents. Ils croient avoir la vérité dans la pensée et n’éprouvent aucun besoin de confronter leur pensée avec la réalité. Or c’est une chose qu’il nous faut réapprendre, sans quoi nous en resterons à la déclamation d’idées abstraites dépourvues de toute valeur pour la vie réelle. La grande maladie de notre temps, c’est la déclamation d’idées abstraites dénuées de valeur pour la vie réelle. Lorsqu’on proclame aujourd’hui que les plus capables doivent occuper les postes importants, c’est, à vrai dire, une idée merveilleuse ! N’est-ce pas un idéal que de libérer la voie pour les plus capables ? On se sent, en notre période matérialiste, comme porteur en sa poitrine d’une valeur sans pareille pour l’avenir tout entier lorsqu’on déclame un tel idéal. Mais à quoi bon un tel idéal abstrait, si on en reste à déclarer son neveu ou son gendre comme étant le plus capable ? Il ne s’agit vraiment pas de reconnaître et de proclamer un idéal abstrait, mais de le confronter en son âme et de reconnaître la réalité en son essence, de la ressentir, de la pénétrer, de l’élaborer (...).

charlatan

24-09-2022 (...) Rien n’est plus nécessaire, dans notre mouvement spirituel, que d’avoir un regard clair et avisé sur ce qui se passe dans le monde. Rien n’y est plus désavantageux, au contraire, que d’y cultiver, comme cela arrive tout de même parfois, excusez le terme un peu rude, une addiction au sommeil spirituel, devant les événements du monde. C’est un regard des plus clairs sur les événements de l’existence extérieure qu’il faut rechercher. À un tel mouvement, rien n’est plus facile que de venir y accrocher toutes sortes de tendances humaines, comme la charlatanerie ou la supercherie.  (...)

Edvard Munch Death and the Child

22-09-2022 (...) La conscience clairvoyante est en mesure de donner bien d’autres indications concrètes sur les rapports avec les morts. Je ne parlerai aujourd’hui que d’une chose. Voyez-vous, ceux qui quittent leurs proches, avec qui ils sont liés par le karma, peuvent être des enfants, de jeunes personnes ou des adultes âgés. La vision clairvoyante est en mesure de voir des différences dans les rapports entre les morts et les vivants suivant l’âge des défunts.  (...)

endormissement

22-09-2022 (...) Les expériences qu’il est possible de faire au réveil ou à l’endormissement sont précisément parmi les plus importantes pour les relations entre les êtres humains incarnés ici-bas et les âmes des défunts. Ces choses ne peuvent être évidemment observées qu’au moyen de la conscience clairvoyante. Dès lors que la conscience clairvoyante a réussi à établir de tels rapports avec les défunts, ce qui ne peut se faire que par le retournement évoqué de l’attitude d’âme, on peut alors juger des réelles, mais inconscientes relations qui existent entre soi-disant morts et vivants. Le moment le plus propice pour s’adresser à un défunt est celui de l’endormissement. Le moment le plus propice pour recevoir dans le monde physique des communications des défunts est celui du réveil. (...)

les defunts sont proches

22-09-2022 Normalement nous ne sommes pas en lien, lors de notre état de conscience éveillé, avec ceux que nous nommons les morts, et ce en raison du fait que nous dormons en permanence devant une partie du monde environnant. Si nous pouvions pénétrer dans ce monde devant lequel nous dormons, nous ne serions plus coupés du monde dans lequel évoluent les humains entre la mort et une nouvelle naissance. De même que nous sommes entourés d’air, nous le sommes par le monde dans lequel se trouve l’être humain entre la mort et une nouvelle naissance. Comme je l’ai dit, si nous ne percevons rien de ce monde, c’est dû au fait que nous dormons devant lui.  

individu et nation

21-09-2022   (...) l’être humain se développe au- dessus de toute vie des États, il ne peut pas se fondre dans l’État comme les cellules dans l’organisme, il doit le dépasser. C’est-à-dire qu’il doit exister dans le développement humain des domaines qui ne peuvent aucunement appartenir à l’État. On verra que l’être humain doit atteindre un domaine spirituel et qu’il ne peut avoir dans la vie de l’État que son ancrage inférieur, tandis que vers le haut il a son ancrage supérieur. (...) On aura une véritable politologie qui mérite son nom lorsqu’on se sera orienté à nouveau sur la manière dont l’être humain est lié au monde spirituel, lorsqu’on saura de nouveau quelle part on peut organiser dans la vie terrestre et quelle part doit rester libre, en dehors (...).

Statue équestre présumée de Caligula au British Muséum

21-09-2022   (...)  il fallait attendre, avant de pénétrer dans les mystères, d’y être appelé. C’était généralement le cas en Grèce. Mais les Césars romains n’attendaient pas d’être appelés. Les Césars qui avaient attiré à eux le pouvoir de régner sur le monde d’alors pouvaient l’utiliser pour exiger d’être initiés aux mystères. C’est ainsi qu’on voit, à partir d’Auguste déjà, que les césars forçaient tels ou tels prêtres à leur donner l’initiation (...)

Le mot "autonomie" est mentionné sur un panneau en bois.

27-08-2022   (…) il y a un noyau central dans toute cette littérature anthroposophique. C'est que tout y est dirigé par le désir d'apporter aux âmes humaines ce dont elles ont le plus besoin actuellement, c'est-à-dire l'autonomie, le jugement propre, à partir d'une intériorité propre. J'ai fort souvent résisté aux demandes qui m'étaient adressées de rendre mes écrits plus populaires. J'y ai toujours résisté, car il ne s'agit pas de répandre par la littérature anthroposophique des articles de foi accessibles à tout entendement superficiel, mais il s'agit uniquement, par cette littérature, de favoriser le jugement propre, l'éveil du besoin de la recherche individuelle dans les âmes. C'est ce qui prévaut dans toute la littérature anthroposophique, ce dont chacun peut se convaincre, s'il le veut. Il n'y est nulle part demandé une foi aveugle (...).

26-08-2022 (…) Je vais vous raconter une petite histoire. Une personne entendit un jour que Goethe avait écrit un Faust et elle se demandait bien ce que pouvait contenir ce Faust. L'ami à qui elle demandait cela se dit qu'il devait choisir la méthode la plus facile pour lui faire connaître le contenu du Faust de Goethe. Il réfléchit longuement à la méthode propre à faire comprendre le Faust de Goethe à l'autre qui n'avait absolument aucun sens pour cela. Comment s'y prendre ? Il eut une étincelle..(...)

26-08-2022 (…) Examinez ce qui s'est passé, la plupart du temps la cause en est dans la Société {Ndlr : anthroposophique} ! On attaque très rarement la Société, c'est la plupart du temps moi que l'on vise ou mon entourage proche. Examinez cela. En m'attaquant, on cherche évidemment à atteindre la science de l'esprit. Car peu importe aux uns et aux autres un éventuel stupide conseil ésotérique que je pourrais donner ici ou là ; il s'en donne de toutes façons bien assez dans le monde. Ce qui en revanche ne laisse pas indifférent, c'est que la science de l’esprit d'orientation anthroposophique devienne un facteur culturel de notre époque, qu’elle veuille faire valoir sa parole.

26-08-2022 (…) une grande partie de nos contemporains trouvent un avantage à éradiquer la science de l'esprit en commençant par lui rendre la vie impossible. Si on s'aventure à la combattre par des œuvres littéraires, ce qui est admissible sur le terrain de la science de l'esprit, d'exposer dans des œuvres honnêtes ce qu'on peut opposer aux dires de l'autre, on constate évidemment qu'on n'a rien à y opposer. Or c'est précisément ce qu'on ne veut pas, c'est trop mal commode. Il est plus facile de porter la critique sur le terrain personnel, non sur les enseignements de la science de l'esprit, mais sur toutes sortes d'autres choses. Or c'est précisément ce que l'on tente de faire aujourd'hui, que l'on fera de plus en plus à l'avenir et sur quoi j'aimerais attirer une fois de plus votre attention.

9-08-2022 Le cas génial dont je parle est celui de cet homme qui fut en Amérique mais était un authentique européen. Il fut appelé par un membre vétéran méritant, résida ici, en Allemagne et assista à toutes les conférences possibles données depuis des années, en en demandant partout des résumés. Après avoir bien tout serré dans son baluchon, il retourna en Amérique. Il raconta là-bas qu'il avait été ici pour connaître mon enseignement mais que, ne pouvant pas s'en satisfaire et devant aller bien plus en profondeur, on trouverait dans ses livres des choses qui ne se trouvent pas encore dans les miens. Car après avoir absorbé tout ce qu'on peut trouver chez moi, il avait été appelé, disait-il, par un maître quelque part dans les montagnes de Transylvanie.

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6-06-2022 (...) Si l'on veut comprendre les expériences faites entre la mort et une nouvelle naissance, on doit maîtriser une notion importante, celle de sagesse et conscience.  En somme, on ne peut pas prétendre que l'être humain ayant franchi le seuil de la mort n'a pas de conscience et que celle-ci doit d'abord peu à peu s'éveiller. Ce n'est même pas correct, en fait, dès qu'il franchit le seuil de la mort, il a une trop forte conscience, il en est en quelque sorte totalement inondé, à tel point qu'il ne s'y retrouve plus, qu'il est totalement enivré par la lumière solaire de la conscience et qu'il doit commencer à s'orienter comme je l'ai évoqué plus en détail dans les conférences mentionnées. Ici sur terre on doit acquérir péniblement la sagesse, tandis que de l'autre côté on est totalement environné par la sagesse, à tel point que l'on doit la tempérer avant de pouvoir la regarder. On ne peut regarder que les parties que l’on a atténuées, abaissées jusqu’à la faiblesse humaine. Il faut donc d'abord se familiariser avec l'action de l'atténuation de de la conscience jusqu’à ce qu’on s’y retrouve. C'est un fait qui saute particulièrement au yeux dès qu'on observe véritablement les manifestations. Voyez-vous, on essaie après coup, par des paroles les plus adaptées possibles, d'exprimer correctement ces phénomènes. (...)