Date:
Source:
GA 10
Titres:
Orateur:
longueur:
29:32
Remarques chapitre:
Des progrès très sérieux sans que ceux-ci ne soient visibles, dans un premier temps, sous la forme que peut-être on attendait.

Des règles qui permettent à l’étudiant de ne pas perdre la confiance, la patience et la ténacité, avant d’avoir obtenu la connaissance.

Le courage, la confiance ; la répétition avec patience et sans se lasser d’un exercice qui a semblé un nombre incalculable de fois ne pas réussir.

Extirper de soi la superstition que l’on peut parvenir à la connaissance supérieure à l’aide de procédés bizarres et mystérieux.

Le point de départ : les sentiments et les pensées de la vie journalière, auxquels sont simplement imprimés une direction nouvelle.

I) Un moyen d’une extrême simplicité mais aux effets les plus grands quand il est mis en pratique avec continuité et accompagné des dispositions intérieures nécessaires :
L’exercice de l’observation d’une graine de plante et les méditations s’y rapportant.
Faire naître intensément en soi les pensées qui s’y rapportent, et par ces pensées éveiller certains sentiments, sans se laisser distraire par aucune autre pensée extérieure.
Prise de conscience d’une force et ouverture d’une nouvelle vision des choses. Impression de flamme.

Distinguer l’imagination débridée de la réalité spirituelle ; distinguer la vérité de l’illusion. Comment éviter l’hallucination et des divagations sans fin.

II) L’exercice de l’observation d’une plante en plein épanouissement et les pensées s’y rapportant.

Distinction entre couleurs physiques et « couleurs spirituelles ». Le spirituel n’est pas une répétition du physique.
Premiers pas vers la contemplation d’un mystère, celui de la naissance et de la mort.

Des êtres humains disposent de dispositions psychiques remarquables leur permettant de percevoir ces phénomènes : ce sont là des exceptions.

Ne pas se contenter d’imaginer la graine ou la plante, mais les observer.

Avant de passer à l’exercice suivant : « il est nécessaire de travailler énergiquement à la purification complète de son être moral. Il faut écarter toute tentation d’utiliser pour son usage personnel la connaissance ainsi acquise. Il faut s’être engagé vis-à-vis de soi-même à ne jamais se servir dans le sens du mal de la puissance que l’on pourrait acquérir sur ses semblables. »
RÉGLE D’OR DU VERITABLE OCCULTIME : « Quand tu tentes de faire un pas en avant dans la connaissance des vérités occultes, fais en même temps trois pas pour perfectionner ton caractère en vue du bien. »

III) Évoquer l’image d’un homme que vous avez observé un jour qu’il convoitait la possession immédiate d’un objet, et concentrer son observation sur ce désir, cette convoitise.

La naissance de la vision spirituelle des états intérieurs. Une flamme aux couleurs précises.

Le tact dont on entoure ces visitions spirituelles. Les raisons pour lesquelles il est préférable de n’en parler d’abord à personne.

Apprendre à garder le silence sur ses visions. Savoir se taire jusque devant soi-même.


IV) Observer de la même manière un homme qui vient de satisfaire un de ses désirs, de remplir une de ses espérances.

Un risque sérieux lié à des observations de ce genre de ses semblables :
« (...) on peut facilement tomber dans une faute morale grave : on peut devenir insensible, sans amour. (...) Pour faire de telles observations, il faut avoir atteint le point d’évolution où l’on possède une certitude absolue: celle que les pensées sont des réalités. (...) on ne doit plus se permettre d’avoir à l’égard de ses semblables des pensées qui ne seraient pas conciliables avec le plus profond respect de la dignité et de la liberté humaines. L’idée qu’un homme pourrait n’être pour nous qu’un objet d’observation ne doit pas nous habiter un instant. (...) ; nous considérons l’âme d’autrui comme un sanctuaire pour nous inviolable en pensée comme en sentiment; (...). »

Avant d’entreprendre les premiers pas dans l’initiation, une chose encore est nécessaire : un courage parfait et en un certain sens, une absence totale de peur. Deux vertus à cultiver systématiquement, notamment au travers de la vie.
Le chercheur spirituel doit se rendre capable de supporter le spectacles de réalités supérieures, qui pourraient jeter dans un trouble sans bornes celui qui, n’y étant pas préparé, ne saurait en supporter la vue (lorsque les sens physiques nous empêchent de voir les vérités supérieures, cette entrave est un bienfait pour l’homme ordinaire).


Les forces de l’univers sont d’une nature qui à la fois détruit et édifie.

Ces forces, constructives et destructives, l’homme les retrouve dans sa propre nature. Aussi nue qu’apparaît au voyant la vie, aussi nue se dévoile à lui sa propre âme.
La nécessité de disposer de forces surabondantes :
-    Conserver calme et tranquillité intérieurs dans les circonstances les plus difficiles de la vie
-    Edifier une confiance inébranlable dans les forces bonnes de l’existence

La vanité, l’amour-propre, la convoitise et la cupidité, des mobiles de ses propres actions dont le disciple prend conscience, ainsi que les ravages qu’ils exercent.