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Questionnements, essais et considérations portant sur divers aspects liés à la science de l'esprit (science initiatique moderne) de Rudolf Steiner
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Podcast GA010 - L'initiation - R. Steiner - P1

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    GA10 P1 720 300pp        GA10 Pochette Arriere 2    

Première partie du livre "L'initiation" de Rudolf Steiner (1904 - GA 10)
-> Traduction en français par Simone Rihouët-Coroze - 1948 

Accessibilité : Tout public – Débutants - Ouvrage de base de la science de l’esprit d’orientation anthroposophique

Lecteur : Jean Naroun. Source :
https://www.youtube.com/watch?v=6t5dRd53oUE

-> Sur Internet, traduction de Jules Sauerwein.
Librairie en ligne (3 traductions diponibles) : -> voir ici.  

 


Avant de lire ou d’écouter des écrits ou des conférences de Rudolf Steiner, une importante MISE AU POINT s'impose !
Nous vous invitons à ce sujet à écouter un court podcast ou à visionner une vidéo ici


 


Podcast - GA010 - L'initiation - P1-01-L'initiation

GA10

GA10 - Livre

Titre : L’initiation
Auteur : Rudolf Steiner
Date 1ère parution : 1904 - 3ème édition en 1909.
Titre original : « Wie erlangt man Erkenntnisse der höheren Welten? »
GA 10 – 1904/1905 - Cet ouvrage porte le numéro GA10 dans l'ensemble de l'oeuvre de Rudolf Steiner publiée à ce jour.
Traduction en langue française : Simone Rihouët-Coroze - 1948
Editeur : Triades
Lecteur : Jean Naroun.

Commentaire : Plusieurs articles séparés rédigés par Rudolf Steiner ont été réunis en un livre qui constitue un des ouvrages de base de la science de l’esprit moderne.
Les chercheurs familiarisés avec la science initiatique moderne, y reconnaîtront une œuvre d’une rigueur,d'une clarté et composition artistique de tout premier plan.

Ci-dessous, les chapitres actuellement accessibles à l'écoute (en streaming) ou à télécharger.

 

mardi 12 octobre 1909
00:06

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-02-Preface 3e

GA10

GA10 - Livre


Explications préalables.
Objectifs et utilité de cet ouvrage pour la connaissance et pour la vie pratique.
Nécessité de lire et relire ces descriptions lorsque ces processus doivent être vécus.

 

mardi 12 octobre 1909
06:48

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-03-Preface 5e

GA10

 

Révisions liées à cette nouvelle édition.
« (...) au fond, celui qui recherche un entraînement spirituel conforme à ce qu’exige l’esprit du temps présent, a bien plutôt besoin d’entrer dans un rapport absolument direct avec le monde spirituel objectif que dans des relations personnelles avec un maître. »

 

mardi 12 octobre 1909
04:16

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-04-Les conditions

GA10


Malentendus à clarifier. 
Accès à la science secrète.
Existence de lois relatives à l’acquisition de la maturité nécessaire.

 

mardi 12 octobre 1909
05:23

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-05-Devotion envers la vérité

GA10


Le sentier de la dévotion : dévotion envers la vérité, envers la connaissance.
Prédispositions.
Humilité.
La civilisation moderne cultive critique destructive, blâme, antipathie, dénigrement et mépris ; elle refoule dévotion,  estime, respect, vénération, admiration…
Ces sentiments ne peuvent être développés par la seule étude.
L’introduction de l’attitude dévotionnelle dans la vie intérieure ; une étape préalable. Changement dans l’aura.

mardi 12 octobre 1909
12:15

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-06-La vie interieure

GA10

GA10 - Livre

 

Développement d’une vie intérieure plus intense.
Apprendre à aller vers le monde extérieur avec des sentiments, des idées, doués de vie personnelle intense.
Laisser résonner en soi l’écho de ce que le monde extérieur a dit.
La relation à la jouissance.
Mettre l’acquis de connaissance au service du monde.
« Toute idée qui ne devient pas en toi un idéal tue en ton âme une force : toute idée qui devient un idéal crée en toi des forces de vie ».

 

mardi 12 octobre 1909
05:55

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-07-Le calme interieur

GA10


Un fondement radicalement préalable : l’autonomie intérieure et le libre arbitre du disciple du sentier de la connaissance supérieure.


Relation avec les règles pratiques permettant l’accès à ce sentier.
« Assure-toi des moments de calme intérieur et mets-les à profit pour apprendre à distinguer entre l’essentiel et l’accessoire. » Explications pratiques.
Posséder la force de se placer à certains moments en face de soi-même comme en face d’un étranger, avec la sérénité d’un juge.
La force qu’il faut exercer pour faire régner en soi cette sérénité.
Les fruits de ce calme intérieur.


L’éveil de l’homme supérieur.
Chacun peut l’éveiller, mais lui seul.
La persévérance.


Un résultat qui se produit : prendre part plus intensément à la vie.


L’acquisition de la sûreté dans l’action.
Des pensées fécondes prennent la place de celles qui paralysaient.
Mûrissement des facultés de l’âme conduisant aux connaissances plus hautes.


Des conditions extérieures ne sauraient jamais éveiller l’« homme spirituel ».
Relation avec l’irritation.


L’émergence d’une vue des choses qui dépasse l’élément personnel.


Déplacement du centre de gravité dans la vie intérieure.
La contemplation silencieuse : un besoin vital pour le chercheur.


Les idées servant à l’expression d’entités cachées. Ouverture d’un langage intérieur – un verbe intérieur.
La sentimentalité imprécise : un obstacle sur le chemin de la véritable connaissance.
Les pensées doivent prendre une forme toujours plus claire, incisive, précise.


Le disciple ne saurait devenir insensible au monde, pas plus qu’il ne saurait perdre le goût de ses obligations journalières.


Rien n’est plus étranger à ceux qui « savent », que la soif du pouvoir.


La méditation est le chemin qui conduit l’homme à la connaissance, à la vision du centre éternel indestructible de son être.


Tout le monde peut acquérir le savoir supérieur. Il faut seulement choisir les moyens convenables.

 

mardi 12 octobre 1909
22:35

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-08- Les degrés de l'initiation

GA10

 

Les éléments d’une discipline spirituelle qui peuvent être exposés au public.


Les trois étapes de la discipline intérieure :
(1) la préparation – (2) l’illumination – (3) l’initiation.
Leur ordre relatif.

 

mardi 12 octobre 1909
02:11

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-09-La preparation

GA10

GA10 - Livre

 

Un entraînement tout particulier de la vie des sentiments et des pensées.


I) Pour commencer, diriger son attention avec intensité et en pleine conscience sur certains phénomènes du monde environnant.


Germination, croissance, épanouissement et vie qui se fane, se flétrit, dépérit.
Concentrer l’attention simultanément sur les deux choses : le phénomène extérieur et son écho intérieur, dans un parfait équilibre des forces.


Un monde nouveau commence à poindre comme une aurore : le monde psychique, aussi appelé monde « astral ».
Caractère objectif des lignes et figures ainsi perçues.
La spéculation intellectuelle sur les formes ainsi perçues écarte du chemin de connaissance. Essayer de comprendre ce qui lui disent ces choses dans leur propre langage.


Dans les mondes supérieurs, les pensées et les sentiments sont des faits réels, au même titre que les chaises ou les tables dans le monde physique.
Effet des pensées et sentiments faussés.
Pensées fécondes et sentiments pleins de sens prennent la place d’associations d’idées arbitraires et d’une sentimentalité puérile. Ces sentiments et ces pensées disciplinés permettent à l’homme de s’orienter dans le monde spirituel.


II) Cultiver le rapport avec le monde des sons.


Porter son attention sur les sons émis par un être vivant (animal ou homme). Lier son sentiment à la douleur ou à la joie que ce son révèle, ce qui se passe dans l’être qui émet ce son, en faisant abstraction de lui-même.
Effets de cette discipline sur l’âme du disciple.


S’exercer à une manière d’écouter les autres, avec un détachement parfait de sa propre personne, sans approbation ou désapprobation extérieurs ou intérieurs, sans sentiment de supériorité, de suffisance, ou impression de déplaisir, d’éloignement ou même d’attirance.


Entendre la voix intérieure d’une autre âme.


Ecoute du « verbe intérieur ». L’écoute en esprit.


L’étude zélée de la science initiatique/occulte, fait partie de la préparation, car ces enseignements sont puisés aux sources du « verbe intérieur » vivant. Ce ne sont pas de simples mots, ce sont des forces de vie.

 

mardi 12 octobre 1909
17:53

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-10-L'illumination

GA10

GA10 - Livre

 

Exercices préparatoires très simples requérant toutefois une patience rigoureuse et une persévérance totale.


L’observation d’une façon toute particulière de certains phénomènes et êtres naturels : par exemple un cristal transparent, une plante, un animal.
Les pensées indiquées ici doivent s’emparer de toute l’âme en s’accompagnant de sentiments très vifs.


I) La comparaison entre la pierre et l’animal. Naissance de sentiments très différents, inspirés par la pierre ou par l’animal. Persistance de ces sentiments au delà de la durée de l’observation.


II) Ajout de l’observation de la plante. Un sentiment qui tient le milieu.


Formation d’organes de perception spirituelle des « couleurs du monde de l’âme et de l’esprit ». Le monde spirituel s’éclaire par l’illumination.


Les « couleurs » (de nature spirituelle) de la pierre, de la plante, de l’animal ; leur nuance fondamentale. Richesse des coloris infiniment plus variée que dans le monde physique.


La rencontre d’êtres qui ne pénètrent jamais dans la réalité physique.


Une précaution indispensable : « celui qui veut s’engager sur cette voie ne doit pas perdre ses qualités de noblesse, de bonté et de sensibilité à l’égard de toutes les réalités physiques. Bien plus: sa force morale, sa pureté intérieure, ses facultés d’observation, doivent constamment grandir au cours de l’apprentissage occulte ».


Procédés dangereux ou mêmes répréhensibles mis en œuvre par beaucoup de personnes le chemin de la science secrète. D’où la nécessité de communiquer certains traits de la discipline occulte, qui ne peuvent provoquer de dommages.

 

mardi 12 octobre 1909
08:15

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-11-Controle pensees-sentiments

GA10

GA10 - Livre

 

Des progrès très sérieux sans que ceux-ci ne soient visibles, dans un premier temps, sous la forme que peut-être on attendait.


Des règles qui permettent à l’étudiant de ne pas perdre la confiance, la patience et la ténacité, avant d’avoir obtenu la connaissance.


Le courage, la confiance ; la répétition avec patience et sans se lasser d’un exercice qui a semblé un nombre incalculable de fois ne pas réussir.


Extirper de soi la superstition que l’on peut parvenir à la connaissance supérieure à l’aide de procédés bizarres et mystérieux.


Le point de départ : les sentiments et les pensées de la vie journalière, auxquels sont simplement imprimés une direction nouvelle.


I) Un moyen d’une extrême simplicité mais aux effets les plus grands quand il est mis en pratique avec continuité et accompagné des dispositions intérieures nécessaires :
L’exercice de l’observation d’une graine de plante et les méditations s’y rapportant.
Faire naître intensément en soi les pensées qui s’y rapportent, et par ces pensées éveiller certains sentiments, sans se laisser distraire par aucune autre pensée extérieure.
Prise de conscience d’une force et ouverture d’une nouvelle vision des choses. Impression de flamme.


Distinguer l’imagination débridée de la réalité spirituelle ; distinguer la vérité de l’illusion. Comment éviter l’hallucination et des divagations sans fin.


II) L’exercice de l’observation d’une plante en plein épanouissement et les pensées s’y rapportant.


Distinction entre couleurs physiques et « couleurs spirituelles ». Le spirituel n’est pas une répétition du physique.
Premiers pas vers la contemplation d’un mystère, celui de la naissance et de la mort.


Des êtres humains disposent de dispositions psychiques remarquables leur permettant de percevoir ces phénomènes : ce sont là des exceptions.


Ne pas se contenter d’imaginer la graine ou la plante, mais les observer.


Avant de passer à l’exercice suivant : « il est nécessaire de travailler énergiquement à la purification complète de son être moral. Il faut écarter toute tentation d’utiliser pour son usage personnel la connaissance ainsi acquise. Il faut s’être engagé vis-à-vis de soi-même à ne jamais se servir dans le sens du mal de la puissance que l’on pourrait acquérir sur ses semblables. »
RÈGLE D’OR DU VERITABLE OCCULTIME : « Quand tu tentes de faire un pas en avant dans la connaissance des vérités occultes, fais en même temps trois pas pour perfectionner ton caractère en vue du bien. »


III) Évoquer l’image d’un homme que vous avez observé un jour qu’il convoitait la possession immédiate d’un objet, et concentrer son observation sur ce désir, cette convoitise.


La naissance de la vision spirituelle des états intérieurs. Une flamme aux couleurs précises.
Le tact dont on entoure ces visitions spirituelles. Les raisons pour lesquelles il est préférable de n’en parler d’abord à personne.


Apprendre à garder le silence sur ses visions. Savoir se taire jusque devant soi-même.


IV) Observer de la même manière un homme qui vient de satisfaire un de ses désirs, de remplir une de ses espérances.


Un risque sérieux lié à des observations de ce genre de ses semblables :
« (...) on peut facilement tomber dans une faute morale grave : on peut devenir insensible, sans amour. (...) Pour faire de telles observations, il faut avoir atteint le point d’évolution où l’on possède une certitude absolue: celle que les pensées sont des réalités. (...) on ne doit plus se permettre d’avoir à l’égard de ses semblables des pensées qui ne seraient pas conciliables avec le plus profond respect de la dignité et de la liberté humaines. L’idée qu’un homme pourrait n’être pour nous qu’un objet d’observation ne doit pas nous habiter un instant. (...) ; nous considérons l’âme d’autrui comme un sanctuaire pour nous inviolable en pensée comme en sentiment; (...). »


Avant d’entreprendre les premiers pas dans l’initiation, une chose encore est nécessaire : un courage parfait et en un certain sens, une absence totale de peur. Deux vertus à cultiver systématiquement, notamment au travers de la vie.
Le chercheur spirituel doit se rendre capable de supporter le spectacles de réalités supérieures, qui pourraient jeter dans un trouble sans bornes celui qui, n’y étant pas préparé, ne saurait en supporter la vue (lorsque les sens physiques nous empêchent de voir les vérités supérieures, cette entrave est un bienfait pour l’homme ordinaire).


Les forces de l’univers sont d’une nature qui à la fois détruit et édifie.


Ces forces, constructives et destructives, l’homme les retrouve dans sa propre nature. Aussi nue qu’apparaît au voyant la vie, aussi nue se dévoile à lui sa propre âme.
La nécessité de disposer de forces surabondantes :
-    Conserver calme et tranquillité intérieurs dans les circonstances les plus difficiles de la vie
-    Edifier une confiance inébranlable dans les forces bonnes de l’existence


La vanité, l’amour-propre, la convoitise et la cupidité, des mobiles de ses propres actions dont le disciple prend conscience, ainsi que les ravages qu’ils exercent.

 

mardi 12 octobre 1909
29:32

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-12-L'initiation

GA10

GA10 - Livre

 

Chacun ne peut découvrir sur les mystères de l’existence que ce qui répond à son degré de maturité.

La raison de la nécessité des « épreuves probatoires » qu’il faut traverser.

De nombreux livres qui donnent une fausse image de la réalité et de ces épreuves.

I) L’épreuve du feu – un phénomène spirituel de consomption. Croissance de la confiance en soi, du courage et de la fermeté. Par la suite, capacité de supporter la douleur, les déceptions et l’échec de ses entreprises avec une grandeur d’âme, un calme, une force inébranlables.

Un nouvel apprentissage : la lecture des signes cachés. « Dans l’âme où grandit la connaissance clairvoyante, objective, une faculté se développe, une force la pousse à déchiffrer les phénomènes et les êtres spirituels comme les caractères d’une écriture. ». Le candidat découvre qu’auparavant, il n’avait fait qu’épeler l’alphabet. Maintenant seulement il va commencer à lire dans les mondes supérieurs. « Maintenant seulement ses observations spirituelles sont vraiment authentiques. Auparavant il ne pouvait jamais avoir la certitude complète que les choses qu’il avait vues avaient bien été vues ».

Le langage des signes des initiés. Actions conscientes chargées d’un sens supérieur et accomplies sur base du discernement (à distinguer des actions inspirées accomplies par certains êtres humains, mais sans la conscience de leur signification supérieure).


II) L’épreuve de l’eau, une occasion exceptionnelle de développer la maîtrise de soi sans jamais céder à l’arbitraire.
 Pour obtenir la transformation voulue dans cette région supérieure de l’existence, le candidat ne doit suivre aucune autre indication que sa perception spirituelle et ce qu’il a déchiffré dans la langue secrète. Lors de cette épreuve, on perd le sol ferme que procurent les conditions extérieures, de même que tout appui fait défaut à celui qui nage dans une eau profonde.

Nul devoir assumé à l’égard du monde spirituel ne peut toutefois forcer quelqu’un à négliger une seule de ses obligations pratiques.

Développer un jugement sûr et sain, permettant de distinguer de la vraie réalité tout ce qui est illusion, fantasmagorie, superstition ou mirage. L’unique vérité doit servir de boussole. Les rêveurs et les fantasques ne sont pas faits pour l’occultisme, pas plus que les superstitieux.


III) L’épreuve de l’air. Le candidat ne perçoit plus aucun but extérieur. Tout est remis entre ses mains. Rien ne le pousse à agir.
Développement de la présence d’esprit : la chose essentielle consiste à y voir clair sur le champ, à rapidement se décider à suivre l’indication de l’esprit en toutes choses. Il ne reste plus de point ferme qu’en soi-même.

La vie ordinaire constitue déjà pour bien des hommes une discipline occulte.

Le « temple des connaissances supérieures ». Tout ce qui concerne les mystères supérieurs est remis au sens des responsabilités de l’initié : ce qu’il apprend, c’est à trouver en toute situation uniquement par lui-même ce qu’il doit faire.

La « boisson d’oubli » : la possession du secret d’agir, de pouvoir juger par soi-même chaque nouvel événement, et le laisser agir librement sur l’esprit, sans se laisser troubler par les souvenirs du passé, sans se laisser à tout instant troubler par la mémoire inférieure. Le souvenir des expériences passées permet  toutefois de voir le nouveau.

La « boisson du souvenir » : la possibilité d’avoir toujours présentes à l’esprit les vérités supérieures. La mémoire ordinaire n’y suffirait pas. « Devenir un » avec les vérités supérieures, qui deviennent exercice, habitude, penchant.

mardi 12 octobre 1909
25:54

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-13-Apercus pratiques

GA10

GA10 - Livre

 

Âme et esprit sont des masses non structurées avant que l’homme ne travaille à perfectionner ses sentiments, ses pensées, ses dispositions intérieures d’après les méthodes décrites dans les chapitres sur la préparation, l’illumination et l’initiation.


-    La culture de la patience. Le calme et la sérénité jusqu’au fond de l’âme. Petites règles de conduite qui ont l’air insignifiantes mais qui peuvent exercer une action considérable.
-    L’absence de la convoitise de la connaissance occulte.
-    La franchise du regard sur ses propres faiblesses, fautes ou incapacités, malgré la tentation de s’illusionner sur son propre compte sans borne.
-    La curiosité vaine.
-    L’éducation du désir. « Ne jamais rien souhaiter en un domaine, avant d’avoir appris à connaître ce qui en lui est juste ». L’ennoblissement du désir.
Le don de clairvoyance ne se développera pas pleinement avant que ne soit maîtrisé tout ce qui faisait obstacle à l’éveil des facultés qui sommeillent.


-    Effets de la colère et de l’irritation.
-    Tendance à la peur, superstition et partis pris, vanité et ambition, curiosité et confidences inconsidérées, barrières qu’on établit entre les êtres d’après leur rang, leur race ou leur origine, en tant que défauts faisant obstacle à l’affinement des facultés de connaissance.
-    Parler sans réflexion suffisamment éclairée.


Facteurs de perfectionnement :
-    L’affinement du tact. « L’important n’est pas que j’aie un autre avis que cet homme, mais bien qu’il trouve de lui-même la vérité grâce à ce que je puis apporter. »
-    La douceur bienveillante.
-    L’attention sympathique et calme dirigée sur toutes les nuances de la vie intérieure des êtres qui nous entourent.
-    L’auto-interdiction sévère de toute tentative pour attirer à soi les puissances supérieures par sa volonté arbitraire.


Des procédés permettent d’arriver plus rapidement au but, toujours à nouveau livrés au public. Mise en garde relative à leur pratique : ils ruinent la santé, le bonheur et la paix intérieure.


Milieux propices au développement des facultés spirituelles :
-    « il est excellent pour le chercheur de s’environner de temps à autre de la paix silencieuse, de la majesté grave et du charme qu’il trouve dans la nature »
-    à défaut, trouver une compensation à nourrir son cœur des pensées sublimes de la Bhagavad Gita, de l’Évangile selon saint Jean, de Thomas a Kempis (« L’Imitation de Jésus-Christ. ») et des descriptions de la science spirituelle…


Situations les plus diverses au cours desquelles s’ouvrent les organes de perception spirituelle.

mardi 12 octobre 1909
21:51

Podcast - GA010 - L'initiation - P1-14-Conditions entrainement occulte

GA10

GA10 - Traduit de l'Allemand

 

Les conditions de l’entraînement occulte résultent de la nature même du savoir occulte. Des conditions rigoureuses mais non pas dures, du fait qu’on les remplit par un acte qui non seulement doit être libre, mais qui exige cette liberté.


Aucune condition n’exige une réalisation totale. Ce que l’on demande, c’est seulement qu’on s’efforce sincèrement d’y parvenir.


1.    Veiller avec soin à sauvegarder sa santé, pour le corps, l’âme et pour l’esprit. Clarté et le calme dans les pensées, sûreté dans les impressions et les sentiments. Regard équilibré. Mieux vaut un bon sens « terre à terre » que l’exaltation ou l’imagination débridée.
2.    Se ressentir comme un membre de la vie universelle : « Je ne serai plus très éloigné de l’idée que moi, membre de l’organisme humain, je suis solidairement responsable de tout ce qui se passe dans cet organisme », une pensée qui ne doit pas se traduire immédiatement par des manifestations extérieures, de l’agitation, mais au contraire cultivée dans le silence de l’âme, la conduite de l’individu s’en imprégnant ensuite lentement. Un travail en profondeur.
3.    Saisir en profondeur que ses pensées et ses sentiments ont pour l’univers autant d’importance que ses actions ; comprendre que lorsqu’il travaille à son perfectionnement intérieur, l’être humain ne travaille pas seulement pour lui, mais pour l’univers.
4.    Acquérir la conviction que la véritable essence de l’homme ne réside pas au dehors mais au dedans de lui et trouver le juste milieu entre ce que les circonstances extérieures lui prescrivent et ce qu’il juge bon pour son comportement. L’édification en soi-même de la « balance spirituelle » : sur l’un des plateaux de cette balance se trouve un « cœur largement ouvert » aux besoins du monde extérieur; sur l’autre plateau, une « fermeté intérieure » et une « endurance à toute épreuve ».
5.    La persévérance dans l’accomplissement d’une décision une fois prise, sauf cas d’erreur évidente. Ce qui a seul de la valeur pour le monde supérieur : l’action entreprise par amour. Se déclarer prêt à une vie d’abnégation.
6.    Le sentiment de la reconnaissance envers tout ce qui nous arrive.
7.    Concevoir de plus en plus la vie dans le sens que ces conditions exigent. Mettre de l’unité dans son existence.


De même que la forme sans l’esprit est un néant, de même l’esprit qui ne peut créer une forme à son image est stérile.


C’est sur la confiance et sur un réel amour de l’humanité que doit être édifiée toute recherche de la vérité engendrée par sa propre force intérieure. Cet amour s’élargit ensuite progressivement jusqu’à l’amour de tout être, de toute vie. La meilleure façon de combattre le mal et l’imparfait, c’est de réaliser du bien et du parfait.


Avoir la volonté très ferme d’être un « élève ».


Caractère infiniment subtil et délicat de toute activité connaissante, toute vie, toute action dans le monde de l’esprit, d’où la diversité des opinions et points de vue. En s’élevant par le travail et la dévotion, on accède à des vérités suprêmes. La science de l'esprit ne promulgue aucun dogme ; elle indique un chemin.

mardi 12 octobre 1909
24:23

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