Date:
Source:
GA 10
Titres:
Orateur:
longueur:
25:54
Remarques chapitre:
Chacun ne peut découvrir sur les mystères de l’existence que ce qui répond à son degré de maturité.

La raison de la nécessité des « épreuves probatoires » qu’il faut traverser.

De nombreux livres qui donnent une fausse image de la réalité et de ces épreuves.


I) L’épreuve du feu – un phénomène spirituel de consomption. Croissance de la confiance en soi, du courage et de la fermeté. Par la suite, capacité de supporter la douleur, les déceptions et l’échec de ses entreprises avec une grandeur d’âme, un calme, une force inébranlables.

Un nouvel apprentissage : la lecture des signes cachés. « Dans l’âme où grandit la connaissance clairvoyante, objective, une faculté se développe, une force la pousse à déchiffrer les phénomènes et les êtres spirituels comme les caractères d’une écriture. ». Le candidat découvre qu’auparavant, il n’avait fait qu’épeler l’alphabet. Maintenant seulement il va commencer à lire dans les mondes supérieurs. « Maintenant seulement ses observations spirituelles sont vraiment authentiques. Auparavant il ne pouvait jamais avoir la certitude complète que les choses qu’il avait vues avaient bien été vues ».

Le langage des signes des initiés. Actions conscientes chargées d’un sens supérieur et accomplies sur base du discernement (à distinguer des actions inspirées accomplies par certains êtres humains, mais sans la conscience de leur signification supérieure).


II) L’épreuve de l’eau, une occasion exceptionnelle de développer la maîtrise de soi sans jamais céder à l’arbitraire.
 Pour obtenir la transformation voulue dans cette région supérieure de l’existence, le candidat ne doit suivre aucune autre indication que sa perception spirituelle et ce qu’il a déchiffré dans la langue secrète. Lors de cette épreuve, on perd le sol ferme que procurent les conditions extérieures, de même que tout appui fait défaut à celui qui nage dans une eau profonde.

Nul devoir assumé à l’égard du monde spirituel ne peut toutefois forcer quelqu’un à négliger une seule de ses obligations pratiques.

Développer un jugement sûr et sain, permettant de distinguer de la vraie réalité tout ce qui est illusion, fantasmagorie, superstition ou mirage. L’unique vérité doit servir de boussole. Les rêveurs et les fantasques ne sont pas faits pour l’occultisme, pas plus que les superstitieux.

III) L’épreuve de l’air. Le candidat ne perçoit plus aucun but extérieur. Tout est remis entre ses mains. Rien ne le pousse à agir.
Développement de la présence d’esprit : la chose essentielle consiste à y voir clair sur le champ, à rapidement se décider à suivre l’indication de l’esprit en toutes choses. Il ne reste plus de point ferme qu’en soi-même.

La vie ordinaire constitue déjà pour bien des hommes une discipline occulte.

Le « temple des connaissances supérieures ». Tout ce qui concerne les mystères supérieurs est remis au sens des responsabilités de l’initié : ce qu’il apprend, c’est à trouver en toute situation uniquement par lui-même ce qu’il doit faire.

La « boisson d’oubli » : la possession du secret d’agir, de pouvoir juger par soi-même chaque nouvel événement, et le laisser agir librement sur l’esprit, sans se laisser troubler par les souvenirs du passé, sans se laisser à tout instant troubler par la mémoire inférieure. Le souvenir des expériences passées permet  toutefois de voir le nouveau.

La « boisson du souvenir » : la possibilité d’avoir toujours présentes à l’esprit les vérités supérieures. La mémoire ordinaire n’y suffirait pas. « Devenir un » avec les vérités supérieures, qui deviennent exercice, habitude, penchant.