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Extraits de conférences (exclusivement) de Rudolf Steiner portant sur diverses questions, thèmes, situations... abordés sous différents points de vue et sous l'éclairage de la science de l'esprit d'orientation anthroposophique.
«Lorsque dans un mouvement comme le nôtre, on a pour principe de base de ne jamais interférer avec la liberté individuelle et que ce principe est appliqué rigoureusement, [lorsque] (…) c’est justement ce principe que l’on attaque, vous comprendrez que tout ce qui doit jaillir sur notre terrain doit le faire dans la pleine lumière publique. Lorsque tout ce qui apparaît est pleinement public, il n’y a plus de terrain pour les calomnies. Aussi n’y a-t-il plus aucune autre méthode à l’avenir. C’est pourquoi, en ce qui me concerne, je veillerai à ce que la science de l’esprit d’orientation anthroposophique se déroule dorénavant dans la pleine lumière publique. Elle n’a pas à craindre le public.»
Stuttgart, 11 mai 1917 - GA174b
Rudolf Steiner

« (...) Cette observation nous fournit la certitude que la pensée est en soi une entité complète, qui peut-être directement connue par l’homme. Ce serait méconnaître les résultats de cette observation que de supposer, au-dessous de la pensée, la nécessité d’un substratum quelconque, tel que les phénomènes physiques du cerveau, ou encore des processus spirituels inconscients. L’homme qui observe la pensée vit directement, à l’instant où il l’observe, au sein d’une essence spirituelle qui subsiste par elle-même (...) »

Albert Einstein - Rudolf Steiner
«(...) une théorie établie sur la base des seules observations extérieures de la nature ne permet même pas d'expliquer les mouvements pourtant si patents des corps et qu'il faut au contraire établir des théories sur les transformations internes (des objets ou des êtres vivants). Il s'agit donc à nouveau, avec cette théorie de la relativité, de se dire : celui qui ne regarde que l'aspect extérieur des choses n'arrive à rien. Il faut considérer l'aspect intérieur. La théorie de la relativité nous conduit précisément, du moins à faire les premiers pas, dans la science de l'esprit, dans l'anthroposophie, car c'est par elle que le regard est porté partout sur l'aspect intérieur des choses (...)»

«(...) C’est une culture du Manas [Soi-esprit] lorsqu’on ressent toujours plus les sources de la vérité dans ce qui est fortement devenu individuel, personnel, chez l’être humain et lorsque dans le même temps, ce qui est ressenti comme une haute vérité s’accorde d’être humain à être humain à l’instar des vérités mathématiques. Dans celles-ci les êtres humains s’accordent déjà, parce que ce sont les vérités les plus triviales. En rapport aux autres vérités, les êtres humains se disputent, non pas parce qu’il pût y avoir deux opinions correctes mais différentes mais plutôt parce qu’ils n’en sont pas encore arrivés si loin pour reconnaître et réprimer ce qui les sépare en sympathie et antipathie personnelles (...)»
(...) Dans l'organisme masculin, l'être intérieur s'est plus profondément enraciné dans la matière ; il s'en est plus fortement saisi que chez la femme. La femme conserve une plus grande partie de spiritualité non incorporée ; elle ne s'installe pas aussi profondément dans la matérialité ; sa corporéité reste plus souple. La femme ne se sépare pas autant de l'esprit. Ce qui caractérise la nature féminine, c'est précisément qu'elle conserve plus de spiritualité libre et tend moins par conséquent à descendre dans la matière (...).
(...) Il y eut une époque que nous pouvons décrire ainsi: nous voyons l'ancien Empire romain. Nous le voyons vivre, plongé dans l'atmosphère de l'antique vision du monde païenne. Nous voyons cet empire avec ses sujets, qui constituent en quelque sorte la couche supérieure. Et en dessous, mais vraiment encore plus en dessous que notre en dessous actuel, en dessous, littéralement parlant, dans les catacombes sous la terre, nous voyons les premiers chrétiens, en nombre très réduit, porteurs en leur cœur d'une force totalement étrangère à la culture séculière du monde d'en haut, une force capable de métamorphoser le monde. (...).
(...) Celui qui se prépare de façon vraiment scrupuleuse et qui apprend ainsi devant toute chose à réprimer hors de sa vie supérieure ses opinions personnelles, ses souhaits, ses désirs et ses passions, celui qui apprend à ne pas tenir quelque chose pour vrai simplement parce que cela lui plaît, mais qui s’est exercé à faire abstraction de sa propre opinion – celui qui s’est exercé de manière aussi scrupuleuse – sait, à la vue d’une telle image symbolique, selon la façon dont elle lui apparaît, discerner immédiatement : «C’est quelque chose de vrai ! C’est quelque chose de faux !» (...).
(...) il est utile de faire sienne la pensée matérialiste mais il est nécessaire de savoir que la pensée matérialiste ne se justifie que dans un domaine déterminé. De même il est nécessaire de faire sienne la pensée spirituelle dans les domaines qui conviennent, là où règnent les lois de la spiritualité, et de ne pas vouloir expliquer cela selon les lois mécaniques. (...).
| « Le problème le plus important de toute la pensée humaine : Saisir l'être humain en tant qu'individualité libre, fondée en elle-même » Vérité et Science, Rudolf Steiner |