
« (...) Qu'une chose périssable puisse agir comme une chose éternelle, qu'elle s'accroisse et se dynamise jusqu'à devenir une puissance indestructible, voilà le trait particulier de l'âme humaine. Cela fait qu'elle ressemble à la fois à un dieu et à un ver de terre. L'homme tient le milieu entre Dieu et l'animal. Cette force de croissance, cette vigueur en lui, c'est son élément démonien . C'est ce qui vit en lui et veut aller au-delà de lui. Héraclite a caractérisé ce fait en termes frappants : « Le daïmon de l'homme est sa destinée. » (« Daïmon » est pris ici au sens du grec - au sens moderne on devrait dire : « esprit ».) (...) »

















