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Les « Essays »
À découvrir ici : des textes vivants et parlants, "aérés", rythmés et dynamiques, qui peuvent toucher beaucoup de personnes et contribuer à créer des "ouvertures" vers l'anthroposophie (sans toutefois constituer en eux-mêmes des contenus de connaissance anthroposophique. Ils peuvent néanmoins stimuler l'éveil d'un intérêt pour l'anthroposophie et contribuer à écarter des préjugés qui font obstacle à son étude).
Ces textes ne sont pas conçus pour être diffusés et lus "en masse", mais plutôt à raison de deux ou trois textes stimulants et questionnants par mois, lesquels peuvent être partagés à un large public via divers canaux de communication). Qu'en pensez-vous ? Partagez-nous vos retours (contact).
Les chroniques de l'ignorance

Une newsletter qui vulgarise comment et pour quoi l’ignorance est construite.
Auteur : Alexandre Walnier.
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Les articles publiés sur le site www.soi-esprit.info n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. Ceci est encore plus vrai pour les "fils de lecture" publiés sur d'autres sites que nous relayons sur Soi-esprit comme ci-dessus. Nous n'avons pas été en mesure de les lire tous ces contenus ! Si nous relayons ces contenus sans pouvoir tous les lire, c'est que nous avons estimé que la qualité de ce que nous avions lu justifiait la diffusion confiante de leur totalité. Toutefois, si vous deviez constater des contenus qui "posent problème", à votre sens, nous vous serions très reconnaissant de le faire savoir à la rédaction de Soi-esprit.info via ce lien : contact. Merci dans ce cas de nous faire parvenir le(s) lien(s) des articles concernés. |
Conscience humaine
L'anthroposophie : textes, auteurs et pratiques à la libre portée de chacun.
Auteur : Alexandre Walnier.
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Les Écoles de la Société Civile
Une troisième voie existe entre l'Éducation nationale et les écoles "marchandisées" : un service public de l'éducation géré directement par les acteurs de l'éducation, enseignants et parents.
Source : divers auteurs
Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt.
Nous proposons de compléter ce proverbe par une autre phrase :
Et quand un manipulateur désigne la lune,
est un idiot celui qui regarde seulement le doigt ou la lune.

Des menteurs, manipulateurs, dominateurs, abuseurs de la crédulité d’autrui, « stigmatiseurs », oppresseurs de la liberté d’esprit et profiteurs des moyens financiers d’autrui (ou de l’État), on en trouve dans certains groupes et minorités religieuses, culturelles ou spirituelles, en effet. J’en ai rencontré un grand nombre au cours de mon existence et je puis assurer, sur base de mon expérience, que ces personnes font énormément de mal. Il s’agit d’actes graves aux effets dévastateurs.
On trouve aussi de tels comportements délétères au sein de partis politiques, d’entreprises, d’ONG, d’associations, de confessions religieuses, de couples et de familles et,... ce que vont montrer clairement la série d’articles ci-dessous, on trouve avec certitude certains de ces comportements délétères au sein d’organismes, y compris des organismes publics, chargés de combattre les « dérives sectaires », comme on dit en France.

Sur cette page créée en septembre 2023, nous commençons à rassembler quelques premiers écrits, le plus souvent passés sous silence par les adversaires de l'anthroposophie, qui montrent indubitablement l'opposition radicale de Rudolf Steiner à l'encontre du nationalisme, de l'antisémitisme et du racisme. Des propos contradictoires de Rudolf Steiner en très très faible nombre relevés ci ou là dans une oeuvre qui comporte plus de 6000 conférences, ne changent rien au positionnement de fond de cet auteur.
La présente page sera en cours de construction et d'évolution permanente. Nous souhaitons que nos lectrices et lecteurs prennent un peu de temps, pour nous communiquer, le moment venu, des contributions de Rudolf Steiner qui permettront de la compléte rau fur et à mesure (nous pensons à des extraits de conférences ou d'écrits dûment référencés).

« L'un des domaines où l'anthroposophie peut devenir particulièrement féconde est à coup sûr la médecine. Mais l'anthroposophie restera à coup sûr inféconde pour tout le domaine médical, en particulier pour la thérapeutique, si, dans l'activité médicale au sein du mouvement anthroposophique, existe la tendance à faire passer l'anthroposophie en tant que telle à l'arrière-plan, et à défendre la partie médicale de notre cause en cherchant à plaire à ceux qui expriment le point de vue actuel sur la médecine. » (Rudolf Steiner lors du Congrès de Noël (EAR 260).
Il est possible que nous vivions actuellement le point culminant d'une attaque générale, commencée il y a des années déjà, contre la médecine de la science de l’esprit, qui n'est justement pas une extension de la médecine conventionnelle orientée vers les sciences naturelles, mais qui, comme l'eurythmie, a été développée de manière autonome à partir de l'anthroposophie, comme quelque chose d'originel, non pas dérivé ou développé à partir de la médecine des sciences naturelles. (...)
Nous reproduisons ci-dessous la « lettre d'information » n°71 éditée par Thomas Heck et diffusée en langue française par Benoit Dussolier.
(...) À ce qui constituait la tradition des confessions habituelles qui ne portaient leur attention que sur la vie après la mort, la science de l'esprit d'orientation anthroposophique ajoute maintenant une attention déterminée aussi sur la vie prénatale. Il est clair alors que l'enfant fait grandir en lui et voit se déployer ce qu'il apporte du monde de l'esprit. (...)
(...) Nous vivons à une époque qui a sombré dans la catastrophe parce que les êtres humains ont fait suffisamment preuve de lâcheté pour ne pas exposer extérieurement ce qui pourtant vit plus ou moins en eux intérieurement. Notre catastrophe est d'origine spirituelle, comme nous l'avons souvent répété. Et nous n'en sortirons pas si nous ne nous tournons pas vers l'esprit de la vérité qui cherche, dans la vision de l'esprit, la force qui elle seule, et non une autorité ecclésiastique, octroie le droit d'imprimer (l'imprimatur) (...)
(...) Dans la machine que nous construisons, le mécanisme nous est totalement transparent. L'être humain a donc édifié sa connaissance du monde sur le modèle de la technique ; il en a tiré sa conception du monde et, pour lui, l'univers est une grande machinerie. (...)
«(...) Nous avons donc affaire à une personnalité en qui s'opposent deux forces puissamment contradictoires : la dépendance aux systèmes matérialistes, voire mécanistes, de l'époque, mais en même temps la tendance infraconsciente nourrie par l'esprit, de combattre de tels systèmes : une dangereuse dualité si une certaine élévation du niveau de conscience n'est pas effectuée, si, à un moment donné, un lien conscient ou une confrontation pleinement consciente n'a pas lieu. (...)»
(...) Lorsqu'on s'est habitué au questionnement scientifique actuel, on peut certes dire qu'il n'est pas nécessaire de se poser la question du sens de la vie. On vit sans se poser cette question. On n'a pas besoin de se la poser si l'on considère que c'est une question arbitraire. Or on ne se la pose pas par pur arbitraire, mais on remarque, ou on devrait remarquer, que si l'on ne trouve pas de sens à la vie celle-ci devient absurde. (...)
(...) Le désir de vie après la mort existe dans les formes les plus diverses en l'âme humaine et il nourrit un subtil instinct d'égoïsme. On en appelle ainsi à l'instinct humain d'immortalité, et, ce faisant, on cultive en lui la croyance en l'immortalité après la mort. On ne pourrait jamais nourrir la même croyance en parlant de l'éternité de l'âme humaine avant la naissance ou la conception. (...)
Dans le cadre d’un wébinaire, Lionel Ranjard, directeur de recherche à l’INRAE de Dijon, UMR Agroécologie, a présenté le 12 novembre 2020 les premiers résultats d’une étude d’envergure sur la biologie des sols en viticulture.
Le projet EcoVitiSol a été mis en place pour répondre à la question des effets de la biodynamie sur la qualité biologique des sols, un thème pour lequel il existe peu de références au sein de l’INRAE ou d’autres organismes de recherche, en comparant des modes de production (conventionnel, bio et biodynamie).
(...) Nous voulons de nouveau un idéalisme. Non pas un idéalisme confus que ne crée que l'imagination débridée, mais un idéalisme qui repose sur la connaissance et la culture. Kunowski se fait le porte-parole d'un tel idéalisme. Il est significatif qu'il devient de ce fait tout naturellement l'adversaire de l'antisémitisme ennemi de la connaissance et de la culture, de l'étroite « germanité ».
(...) Il n'y a jamais eu pour moi de problème de Juifs. Mon évolution allait aussi dans un sens tel que jadis, à l'époque où en Autriche une partie des étudiants nationaux devint antisémite, cela me sembla être une insulte à toutes les conquêtes culturelles de l'époque moderne. Je n'ai jamais pu juger l'homme autrement que d'après les qualités individuelles, personnelles, du caractère que je connais en lui. (...).
(...) Celui qui a des yeux ouverts sur le temps présent sait qu'il est inexact de penser que le lien d'appartenance des Juifs entre eux est plus fort que leur lien d'appartenance aux tendances modernes de la culture. Même s'il a semblé en être ainsi ces dernières années, l'antisémitisme y a contribué pour une part essentielle. Celui qui a vu comme moi avec horreur les dégâts causés par l'antisémitisme dans le cœur de nobles Juifs a dû en venir à cette conviction. (...). L'antisémitisme n'est pas seulement un danger pour les Juifs, il l'est aussi pour les non-Juifs. Il est issu d'une disposition d'esprit qui ne prend pas au sérieux le jugement sain, droit. Il encourage une telle disposition d'esprit.. (...).
«(...) ce dialogue philosophique entre Guyau et Nietzsche nous entraîne vers des hauteurs inattendues. Or, de l'autre côté — et ce sera peut-être là surtout l'apport de cet article — ce rapprochement-opposition des pensées va se doubler, au niveau le plus concret de la vie physique, d'un rapprochement géographique des deux penseurs, sans que ceux-ci en aient eu conscience. En effet, entre 1883 et 1888, Guyau et Nietzsche vont pendant vingt-six mois se frôler, si l'on peut dire, à Nice et à Menton (...)»

« (...) Dans son œuvre philosophique de jeunesse, Steiner s'est opposé au réalisme naïf, qui parle d'une réalité objectivement existante sans la participation du sujet connaissant. Cela vaut dans le même sens pour l'anthroposophie et pour la réalité spirituelle dont elle ouvre l’accès. Aussi un réalisme métaphysique naïf, sous la forme d'une croyance pseudo-religieuse et pieuse en l'Ange, au Christ et aux êtres élémentaires, n'est-elle pas conciliable avec une spiritualité moderne post-Lumières telle que la défend l'anthroposophie. L'expérience moderne de l'esprit est toujours aussi un acte d'une Individualité » (...).
(...) J'ai dû vous montrer aujourd'hui d'une façon détaillée comment Lucifer engendre l'illusion en dedans et comment Ahrimane se mêle aux perceptions extérieures et conduit à la Maya ; comment c'est un effet de Lucifer quand l'homme se leurre sur de faux motifs et comment les idées fausses à l'égard du monde des apparences, l'illusion par Ahrimane, nous font croire au « hasard » (...).
«(...) Qu'est-ce qui distingue une constitution républicaine d'une constitution ancienne théocratique hiérarchisée ? Et à quoi pensait Rudolf Steiner quand, la distinguant d'une constitution démocratique, il parlait justement d'une constitution «républicaine» ? Comme nous le savons, l'ordre social aux origines de l'humanité était purement vertical et était déterminé par une direction suprasensible venant d'en haut. (...) À la place de cet ordre ancien, apparurent pour la première fois en Grèce la démocratie et à Rome la république. (...)»
(...) les représentations symboliques et rituelles du drame de l'évolution humaine exerçaient une action très forte sur les néophytes [c'est-à-dire les candidats à l'initiaiton dans les anciens Mystères ; NDLR]. Or ce qui se trouvait au centre de tous les rites et de la symbolique pratiqués dans les mystères, c'était l'approfondissement de la connaissance du mystère de ce qui se passe lors de la mort du corps physique, grâce à des épreuves de l'âme conduisant à l'éveil aux mondes supérieurs. La manière dont on pratiquait l'initiation pour susciter l'expérience intérieure du néophyte dans les mystères antiques avait une grande ressemblance avec ce qui s'est passé ultérieurement lors du mystère du Golgotha. (...)
(...) pour comprendre le mystère du Golgotha, il faut une nouvelle faculté de compréhension, un autre savoir que celui qui suffit pour comprendre le monde de la nature extérieure. Il est nécessaire que l'être humain se transforme. Cette transformation lui permet de comprendre le mystère du Golgotha (...)
(...) Ce qui est déterminant, c'est que l'humanité trouve à nouveau à se sortir du nationalisme pour trouver la compréhension universelle de l'impulsion du Christ, vers ce qui seul peut faire de l'homme un être humain sans pour autant l'appauvrir de sa nationalité, mais en l'enrichissant, tout au contraire. Or cela n'est pas possible sans qu'on se tourne vers la compréhension du monde supra-sensoriel. Ce n'est qu'avec les concepts et les idées qui ouvrent sur le monde supra-sensoriel que nous pourrons aussi comprendre le mystère du Golgotha, car c'est un événement lié au monde supra-sensoriel et non au monde sensoriel (...).
(...) l'anthroposophie n'enlève rien aux sciences naturelles. Elle ne fait que se placer à côté et dit: Oui, vous avez raison sur votre terrain. L'anthroposophie ne fait qu'ajouter ce qu'elle étudie sur les règnes minéral, végétal et animal. Mais, qui a le droit de refuser ce qu'il n'a pas étudié lui-même lorsqu'on ne lui refuse pas ses recherches sur son propre terrain ! (...).

« (...) ne l'oublions jamais, un savoir résumé concernant l'investigation spirituelle est sans valeur ; au fond, ce qui compte, ce n'est pas le savoir, et cela bien que l'investigation spirituelle consiste à savoir, à connaître ; il faut, non de belles phrases de généralités, mais des connaissances tout à fait précises. En outre, ce ne sont pas des notions que l'on s'approprie une fois pour toutes, comme le veut notre temps, pour en avoir une conviction globale dont on se satisfait ; cela ne suffit pas de se persuader un beau jour que l'homme revient vivre sur terre, que les rapports de cause vont d'une vie à l'autre, qu'il existe réincarnation et karma. Ce que l'investigation spirituelle a de bénéfique, ce n'est pas de répandre ces doctrines, c'est de s'occuper d'elles intimement et à fond sans se lasser d'en connaître les détails, et de les rendre actives dans l'âme. (...) »
«(...) Pouvons-nous influencer l’événementiel universel ou bien sommes-nous condamnés à la contemplation dans l’inaction ? La réponse de Rudolf Steiner à cette question est aussi radicale qu'elle se tient à l'encontre des idées reçues : l’influence en question, que nous pouvons prendre, n’est aucunement politique, sociale ou économique, comme on le croit le plus souvent aujourd’hui, car elle se tient dans notre penser. Non pas dans ce que l’on pense mais dans la manière dont nous le faisons : (...)»
| « Le problème le plus important de toute la pensée humaine : Saisir l'être humain en tant qu'individualité libre, fondée en elle-même » Vérité et Science, Rudolf Steiner |